Éric Borghini, président de la Commission fédérale des arbitres, a assuré de son soutien Benoît Bastien, homme en noir du match Nice-OM, et a confirmé que c’est le préfet qui avait poussé à reprendre le jeu.

Président de la Commission fédérale des arbitres, Éric Borghini était en tribunes pour assister au triste match entre l’OGC Nice et l’Olympique de Marseille, dimanche, émaillé par de nombreux incidents dont une échauffée entre supporters et joueur. Dans une interview à L’Équipe, il a apporté mardi son soutien à Benoît Bastien, chargé du sifflet pour cette rencontre, confirmant que ce dernier ne souhaitait pas que le match reprenne et que le préfet l’a poussé à changer d’avis.

« Il a avancé deux arguments: la sécurité des joueurs et l’équité sportive car il nous a dit qu’il aurait été obligé de sanctionner Payet d’un carton rouge pour avoir jeté deux bouteilles dans le Kop Sud niçois alors qu’il avait lui-même été victime d’un jet de bouteille dans le dos », a expliqué Borghini. Finalement, le jeu avait quand même repris, mais sans les Marseillais, qui avaient refusé de revenir sur la pelouse, considérant que leur intégrité physique était menacée.

« La voix du préfet a compté »

Plus tôt dans la soirée, les Phocéens avaient subi des jets de projectiles puis des coups lors de l’invasion du terrain. « C’est la voix du préfet qui a compté, pas celle de la Ligue, a poursuivi Borghini pour expliquer le choix de continuer le match. J’ai parlé avec Pascal Garibian (le directeur technique de l’arbitrage). Il est choqué comme moi par cette blessure faite au football. Et nous sommes en phase sur la qualité de la prestation de Benoît Bastien dimanche soir. »

L’avis de Bastien sur l’état de la rencontre pourrait avoir son importance. L’OM compterait justifier juridiquement son choix de ne pas reprendre le match en se basant sur l’avis de l’arbitre. Steve Mandanda évoquait d’ailleurs ces réserves dès le lendemain du match. « Les arbitres étaient d’accord avec nous pour pouvoir interrompre le match, tout simplement. Ils estimaient que la sécurité n’y était pas. Le délégué a répondu que par rapport à la discussion avec le préfet et le service de police ils estimaient que c’était possible », avait expliqué le gardien marseillais.



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Pied droit en or, pas de grigri, pas de chichi, un crochet une frappe et nous fermons le jeu, catenaccio :)