Dans une interview à L’Equipe, Kheira Hamraoui s’est exprimée sur les conséquences de son agression le 4 novembre dernier au sein du vestiaire du PSG où des tensions ont éclaté avec certaines de ses coéquipières.

Kheira Hamraoui est sortie du silence dans une interview à L’Equipe, ce mercredi, plus de sept mois après son agression, le 4 novembre dernier. La joueuse du PSG a notamment évoqué les tensions provoquées au sein de l’effectif autour de cette affaire. Notamment parce qu’elle a d’abord orienté les enquêteurs vers sa coéquipière Amina Diallo, présente dans la même voiture qu’elle ce soir-là et placée en garde à vue pendant 36 heures, avant de ressortir libre sans aucune charge retenue. Elle botte en touche sur ce sujet.

« Que chacun reste à sa place »

« Je ne prends pas la parole aujourd’hui pour parler de l’enquête judiciaire, déclare-t-elle. Une chose est sûre, j’ai été victime d’une terrible agression. Je ne participerai pas à ce « tribunal médiatique », cela n’a pas de sens pour moi. J’ai été entendu par les enquêteurs, j’ai raconté ce que j’ai vécu. Que chacun reste à sa place. Je ne suis ni juge, ni enquêteur, ni procureur. Je fais confiance à la justice pour éclairer cette affaire. Beaucoup de pistes ont été explorées. C’est le rôle des enquêteurs. »

A son retour à l’entraînement, Hamraoui confie avoir « senti un vestiaire sous le choc ». « Il y avait une ambiance lourde, poursuit-elle. Les filles étaient partagées entre incompréhension, peur et colère. La grande majorité d’entre elles m’a soutenue. » L’internationale française loue aussi le soutien précieux apporté par le PSG et minimise des épisodes houleux avec certaines de ses partenaires, dont celles proches de Diallo qui n’ont pas digéré la mise en cause de cette dernière.

« Des amalgames, des malentendus, des non-dits »

Pour Hamraoui, la situation n’a pas dégénéré. « Dégénéré est un grand mot, précise-t-elle. Pour moi, il y a eu des amalgames, des malentendus, des non-dits qui ont desservi le collectif. Cela aurait pu se passer autrement. Avec le recul, je me dis que chacun a fait comme il a pu. Je pense qu’il faut faire preuve d’un peu d’empathie face à une situation aussi extrême. Imaginez-vous un vestiaire paisible qui subit une onde de choc sans précédent. C’est très difficile à gérer. »

Elle banalise aussi son altercation à l’entraînement avec Sandy Baltimore, le 23 avril dernier juste avant la demi-finale de la Ligue des champions. « En fin d’entraînement, sur un coup de pied arrêté, on s’est mal entendues sur l’action, détaille Hamraoui. Je lui ai dit de me parler car elle était derrière moi. Il y a juste eu des mots. Mais comme ça arrive, tous les jours, dans tous les clubs, filles ou garçons! On a parlé d’une main levée de ma part sur ma partenaire, ça n’a jamais existé. »



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Pied droit en or, pas de grigri, pas de chichi, un crochet une frappe et nous fermons le jeu, catenaccio :)