Elue plus belle pelouse de Ligue 1 à maintes reprises, le terrain du Parc des Princes est bichonné par les jardiniers du PSG et… quatre buses. Pour éviter la présence de pigeons, le club parisien à fait appel à une société de fauconniers.

Depuis six ans, le jardinier en chef du Paris Saint Germain fait appel à une société de fauconniers pour protéger la pelouse du Parc des Princes des pigeons. « Il faut 12 semaines pour avoir une pelouse parfaite. Cette année avec les concerts, nous en avons six-sept avant la reprise. C’est là que la fauconnerie intervient », explique Jonathan Calderwood, jardinier en chef du PSG.

Des rapaces pour protéger la pelouse du Parc des Princes 

Pour conserver leur titre de plus belle pelouse de France, le PSG et Jonathan Calderwood utilisent des techniques pour le moins originales. En effet pour la sixième année consécutive, le club fait appel à la fauconnerie Christophe Puzin. Une société basée dans la Drôme spécialisée dans l’effarouchement (action visant à faire fuir des espèces à l’aide de rapaces), et dans la régulation des espèces qui occasionnent des nuisances.

« Les grandes villes comme Londres ou Paris sont connues pour leurs pigeons. Ils sont gentils mais pour nous moins. Ils mangent les graines de pelouse et sans graines, nous n’avons pas d’herbe, et sans herbe, pas de terrain. Donc nous avons mis en place une tactique pour effrayer les pigeons et laisser la pelouse pousser », ajoute le jardinier.

Jusqu’à 40 attaques les premiers jours  

Faire fuir les pigeons, c’est donc le rôle des 4 Buses de Harris depuis mardi 21 juin, date où les graines de pelouse ont été semées. « La Buse de Harris vient tout droit des Etats-Unis. C’est une buse qui chasse en meute comme les loups. Elles sont chargées de repousser les pigeons de la pelouse du Parc », développe Christophe Puzin, gérant de la fauconnerie.

Dès le lever du soleil et jusqu’à la tombée de la nuit, les oiseaux sont lancés sur la pelouse du Parc des Princes pour montrer aux autres espèces que le lieu est occupé par les rapaces et pour faire fuir les quelques rebelles. « Les premiers jours on faisait 30 à 40 attaques, là il nous reste deux-trois pigeons par jour », ajoute le fauconnier. Une technique qui permet à Jonathan Calderwood de gagner un temps précieux. « Avant, on étendait une bâche sur tout le terrain. Ça fonctionnait mais ça laissait l’herbe humide et le terrain mettait plus de temps à être opérationnel. »  

Des buses habituées des stades

Depuis plusieurs années, la société de Christophe Puzin est devenue une référence dans le monde du sport. En plus du PSG, la fauconnerie travaille avec le Vélodrome, la Beaujoire mais aussi dans les stades de rugby de Toulon, Perpignan ou encore le Stade Français. « Certains oiseaux sont spécialement dressés pour intervenir dans les stades », explique le drômois en ajoutant : « En plus je suis ancien joueur de rugby donc pouvoir travailler dans ces cadres, c’est un grand plaisir pour moi. » Au total, l’opération coûte près de 20 000 euros au Paris-Saint-Germain chaque année.



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Pied droit en or, pas de grigri, pas de chichi, un crochet une frappe et nous fermons le jeu, catenaccio :)