Selon une étude menée en France, les anciens footballeurs professionnels vivent plus vieux mais avec davantage de risques de démence. Ces risques pour le cerveau viennent probablement « des chocs violents », comme démontré dans d’autres sports.

Une étude menée sur d’anciens footballeurs professionnels en France a mis en évidence qu’ils vivaient plus vieux, avec moins de cancers et de maladies cardiovasculaires, mais davantage de risques de démences, selon ses conclusions consultées par l’AFP.

Le taux de mortalité et les causes de décès ont été examinés pour les 9.693 footballeurs professionnels, dont 6.114 nés en France, ayant joué au moins un match du Championnat de France (1re et 2e divisions) entre début 1968 et fin 2015. Durant cet intervalle, 673 décès ont été recensés, avec la cause de la mort identifiée dans 98% des cas: l’analyse s’est portée sur ces 662 décès en particulier, comparés au reste de la population.

L’étude dirigée par Emmanuel Orhant, directeur médical de la Fédération française de football, conclut qu’un footballeur professionnel meurt plus tard que la moyenne et est moins exposé aux cancers et maladies cardios. L’indice comparatif s’élève à 0,69, le chiffre 1 étant le seuil à partir duquel on parle de surmortalité.

Moins de décès liés à des cancers ou des maladies cardiovasculaires

De la même manière, il y a moins de décès liés à des cancers ou des maladies cardio-vasculaires chez les professionnels. Les risques liés à la maladie de Parkinson sont également plus faibles. En revanche, l’examen statistique met en évidence des maladies neurodégénératives sensiblement plus importantes: il y a trois fois plus de démences (indice comparatif de 3,38) et, notamment, quatre fois plus de maladies d’Alzheimer (indice de 4,08) parmi les footballeurs ciblés.

Publiée en 2019, une étude de l’université de Glasgow conduite par le professeur Daniel Mackay avait conclu également que d’anciens footballeurs écossais avaient 3,5 fois plus de chances de mourir d’une maladie neurodégénérative que la moyenne. L’étude n’avait beau établir aucun « lien » avec le jeu de tête, les Fédérations anglaise, écossaise et irlandaise ont ensuite interdit cette pratique durant les séances d’entraînement des enfants de moins de 12 ans.

Les risques pour le cerveau viennent probablement « des chocs violents », comme démontré dans d’autres sports (boxe, hockey-sur-glace, football américain…), et « pas des jeux de tête », affirme Emmanuel Orhant auprès de l’AFP. Selon la communauté scientifique, « il n’y a pas de preuve d’un lien direct ou indirect entre le jeu de tête et les maladies neurodégénératives », insiste-t-il.

Co-financée par la FFF et la Ligue de football professionnel, l’étude française a été initiée en 2014 par Pierre Rochcongar et poursuivie, à la mort de ce dernier, par le Dr Orhant en lien avec Santé publique France et des neurologues de l’AP-HP. Ses conclusions ont été publiées en juin dans la revue spécialisée « The Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports ».



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Pied droit en or, pas de grigri, pas de chichi, un crochet une frappe et nous fermons le jeu, catenaccio :)