Avant le coup d’envoi de l’Euro 2022 qui débutera le 10 juillet face à l’Italie pour l’équipe de France, la buteuses des Bleues, Marie-Antoinette Katoto, s’est livrée ce jeudi au micro de RMC Sport. De ses ambitions au championnat d’Europe à son avenir toujours incertain au PSG, l’attaquante de 23 ans n’a zappé aucune question.

Marie-Antoinette, c’est le début de la préparation. Comment vont les jambes ?

Ça va, on est en bonne santé. Il fait beau, on est ensemble. Tout va bien. Les séances à 7h du matin ? (Sourire) ça va tirer pendant un moment. Il faut bien l’encaisser.

Cet Euro semble très homogène…

Oui, c’est un Euro très ouvert. Tout le monde peut gagner, tout le monde peut perdre. Ça montre que le football féminin progresse bien. On va avoir un très bel Euro.

Comment abordez-vous cette première grande compétition avec les A ?

Je suis très tranquille, posée. Je me prépare bien. Je fais confiance à mes coéquipières à fond, à tout l’encadrement. On a tout pour bien entrer dans la compétition. On ne va pas se mettre au-dessus de ce qu’on est. On est à notre place. On a nos objectifs.

A titre personnel, vous avez envie d’aller loin, de marquer des buts…

On a toutes envie de donner le meilleur de nous-mêmes, de bien faire. On est tranquille. On se prépare bien.

Vous sortez de votre meilleure saison. Cela vous apporte de la confiance ?

J’ai du mal à réaliser. C’est vrai que c’est peut-être l’une de mes meilleures saisons mais le foot, c’est toujours de la remise en question. On veut toujours plus. Je veux passer d’autres caps. Quand tu joues au foot, il y a le plaisir, s’amuser. Il y a des objectifs. Je suis contente des petits caps que j’arrive à passer, toujours avec l’aide des équipières. C’est super important d’être bien collectivement.

Avez-vous envie de marquer l’histoire de votre discipline ?

Non, ma seule envie est de jouer au foot. Le reste, si ça vient c’est très bien, si ça ne vient pas… Je suis très heureuse de jouer au foot, ma passion.

Comment vivez-vous les comparaisons avec Kylian Mbappé, notamment sur la précocité ?

Ça me fait rire… On se connait depuis petits avec Kylian. C’est un très grand joueur. Je l’ai vu évoluer. Je suis très contente. Il va beaucoup progresser. Il n’est pas au bout. Je lui souhaite tout le meilleur. C’est vraiment un champion. Quant à la comparaison, c’est normal. Kylian fait parler. On a eu une très bonne formation à l’INF Clairefontaine avec Monsieur Prêcheur qui nous a bien formées, bien appris les bases. On a gardé tout ça et on a su progresser d’année en année.

Vous êtes en fin de contrat au PSG. Avez-vous envie que le club vous mette au centre du projet ?

Ça je l’ai compris au fur et à mesure des années. Est-ce qu’ils sont vraiment prêts à le faire ? C’est à eux de voir, à eux de décider. J’ai toujours voulu le bien du Paris Saint-Germain même si certains peuvent penser que c’est comme si ou comme ça. Je veux toujours le bonheur de mes coéquipières, du staff, des salariés. Beaucoup de salariés m’ont dit : « merci Marie. » Je remercie aussi mes proches parce que ça a été très compliqué. Je suis une femme très patiente mais franchement ça a été dur de patienter. Après, quoiqu’il arrive, je jouerai au football. Je serai heureuse. Cela reste du foot, il ne faut pas l’oublier. Ça fait partie de la vie.

Pour vous, c’est le moment clé ?

C’est le moment où jamais. Cela fait dix ans que les Qataris sont arrivés. Si au bout de dix ans ça ne marche pas, c’est qu’il y a quelque chose qu’il faut changer. Il faut se remettre en question, faire évoluer. C’est tout ce que je souhaite au PSG qui est un beau club. Qui a tout pour lui.

Beaucoup de choses dépendent de vous. Comment vivez-vous cela ?

Si on m’avait posé la question il y a 3-4 ans, j’aurais répondu que c’est difficile. Maintenant, ce qui prime c’est le terrain, le rectangle vert avant tout. Le reste, ça va venir naturellement.

La priorité, c’est le club ?

Je suis parisienne jusqu’au 30 juin. Pour l’instant ça ne bouge pas.

Est-ce que cela vous perturbe dans votre préparation ?

Non. On est bien, on rigole bien. Elles (ses partenaires) veulent savoir aussi, ce qui est normal. Je n’ai pas de honte à leur en parler. Je communique avec elles. J’ai plus parlé ici qu’à mon propre club (rires).

Comment est votre relation avec Corinne Diacre ?

J’ai l’impression qu’elle est pareille avec toutes les filles. Il y a plus d’approches. On vient naturellement beaucoup plus vers elle. On a progressé dans les deux sens. Chacun est comme il est mais dans tous les cas c’est bénéfique.

C’est le moment de gagner pour l’équipe de France ?

Il y a trois compétitions de suite (Euro 2022, Coupe du monde 2023, JO 2024). J’espère que l’équipe de France remportera une de ces trois compétitions.

Propos recueillis par Anthony Rech



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