1 mois et 3 jour. Voilà le temps qu’aura attendu Thomas Tuchel avant de se rasseoir sur un banc de touche. Limogé par le PSG dans la nuit du 23 au 24 décembre, l’entraîneur allemand est revenu sur le terrain, à Stamford Bridge, à peine nommé officiellement à Chelsea. Après une première séance d’entraînement dirigée mardi, il devait déjà aligner un premier onze, pour la 20e journée de Premier League, face à Wolverhampton. Un onze avec quelques surprises (présence de Giroud et Hudson-Odoi, Werner sur le banc) et d’autres choix attendus (titularisation de Rüdiger). Le 4-2-3-1 annoncé par la Premier League était en réalité un 3-4-3, avec Thiago Silva entouré de Rüdiger et Azpilicueta, Hudson-Odoi à droite et Chilwell à gauche en pistons, Kovacic-Jorginho dans l’axe du milieu et donc Havertz et Ziyech pour alimenter Giroud.

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Les Blues lançaient bien leur rencontre, appliqués et désireux de bien exploiter les ailes. Dominateurs et impliqués, ils peinaient toutefois à se créer des occasions franches au cours de la première demi-heure, pénalisés par le manque d’inspiration de Ziyech et Havertz, pourtant souvent trouvés dans les intervalles. Wolverhampton, étouffé, réagissait avec un coup-franc bien placé mais expédié hors-cadre par Ruben Neves (22e). Les deux éléments les plus en jambes étaient bien Chilwell et Hudson-Odoi, les deux pistons, qui parvenaient à donner un peu de vitesse au jeu des Blues. C’était trop peu pour espérer déstabiliser la solide arrière-garde des Wolves.

Tuchel a du pain sur la planche…

Au retour des vestiaires, cela repartait malheureusement sur le même faux rythme, et sans occasion majeure. Thomas Tuchel ne bouleversait pas le schéma utilisé en première période et la possession restait stérile… Chelsea manquait clairement de vitesse dans ses transmissions et attendait un miracle de Giroud de la tête sur un centre. Le Français était bien marqué par la rugueuse défense adverse et n’était jamais libre dans la surface. Le premier véritable beau mouvement arrivait à l’heure de jeu avec un ballon en retrait d’Havertz pour Chilwell dont la frappe s’envolait dans les tribunes vides (61e). Tuchel agitait ses bras de dépit, mais cela donnait enfin de l’allant à son équipe, qui trouvait enfin des espaces.

Giroud était proche de tromper Rui Patricio (65e) et les Blues continuaient d’accélérer. Mais Wolverhampton était à deux doigts d’ouvrir le score sur une percée de Neto, qui tentait de lober Mendy en fin de course, et touchait la barre (71e). Tuchel lançait son coaching, à la 76e minute seulement, avec les entrées de Pulisic et Abraham à la place de Chilwell et Giroud. Kovacic envoyait une frappe enroulée qui frôlait la lucarne (82e), puis Hudson-Odoi trouvait enfin le cadre mais tombait sur un bon Rui Patricio (85e). Mason Mount, entré à la place de Ziyech, débordait dans la surface et était contré in extremis (87e).

Chelsea poussait fort dans les dernières minutes, c’était un peu tard, et les Wolves tenaient bon. Pour sa première en Angleterre, Tuchel a donc débuté par un match nul sans saveur, qui lui montre l’étendue du travail. Chelsea est une équipe malade, sans confiance ni repères, surtout sur le plan offensif où il ne se passe pas grand-chose. L’entraîneur allemand devra trouver la bonne expression collective. Dans l’autre rencontre qui démarrait à 19 heures, Burnley et Aston Villa ont livré un match à rebondissements. Watkins a ouvert la marque en première période mais c’est après la pause que tout s’est emballé. Mee a répondo pour Burnley, Grealish pensait offrir la victoire aux siens (68e). Mais McNeil (76e) puis Wood (79e) renversaient tout en fin de rencontre pour une victoire 3-2 de Burnley.



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