La suite après cette publicité

« Le retour de Dieu ». Voilà comment Zlatan Ibrahimovic avait présenté lui-même son retour avec la sélection suédoise. Pas le genre de message à laisser penser qu’il ne serait qu’un disciple comme les autres avec son équipe nationale. Avant de rentrer dans la caste des plus vieux attaquants d’Europe, le buteur se distinguait déjà par une arrogance largement au-dessus de la moyenne. Et pourtant, malgré le scepticisme de certains consultants suédois et d’une partie de la presse sportive du pays, Ibra a réussi son retour. Et pas n’importe comment puisqu’il s’est signalé en tant que passeur décisif.

Après celle face à la Géorgie, il en a délivré deux face au Kosovo dimanche soir, dont une sur sa fameuse aile de pigeon. S’il fallait une preuve que Zlatan s’est tourné vers le collectif, elle est là. Et l’attaquant de 39 ans a bien insisté sur ce point après la rencontre. « Tant que je peux aider l’équipe, je ferai ce que j’ai à faire. Je n’ai pas d’objectifs individuellement. J’ai des objectifs collectivement. J’aiderai ces gars à aller mieux », a-t-il assuré.

Là pour aider

Fini donc le Zlatan râleur qui a épuisé bon nombre de ses coéquipiers en sélection ? Il faut croire que oui. « J’ai mon record (en nombre de buts en équipe nationale, ndlr) et j’ai marqué quelques buts dans la vie. Si je peux aider Isak (auteur du deuxième but, sur une passe d’Ibra, contre le Kosovo) à marquer autant de buts que je veux, je le ferai. Je ne suis pas ici à des fins personnelles. Je suis ici pour aider Janne (Andersson, le sélectionneur ndlr) et montrer le chemin », a poursuivi Ibrahimovic.

Dans sa relation aux autres, et notamment avec le sélectionneur, il semble aussi apaisé. « Il est clair que je suis une personne complètement différente et que c’est une relation complètement différente. Dans la communication avec Janne, quelle philosophie il défend… Il veut cette approche, alors je lui donne cette approche. » Tourné vers les autres et véritable relais du sélectionneur, Ibra tord ainsi le cou aux quelques critiques qui avaient accompagné l’annonce de son retour en sélection.

Footmercato