La footballeuse islandaise Sara Bjork Gunnarsdottir a révélé mardi que l’OL, son ancien club, ne l’avait pas payée totalement lors de sa grossesse en 2021. Une perte de salaire qu’elle a fait rétablir par le tribunal du football de la FIFA.

Pour avoir diminué la rémunération de Sara Björk Gunnarsdóttir lorsqu’elle était enceinte et en arrêt de travail, l’Olympique Lyonnais a été condamné par la FIFA à verser le salaire manquant. « Je sais que cette histoire risque d’irriter certaines personnes influentes dans le monde du football, mais je dois dire la vérité, témoigne la footballeuse islandaise de 32 ans dans une tribune publiée ce mardi sur le site The Players’ Tribune. (…) Je veux m’assurer que personne n’aura plus jamais à subir ce que j’ai subi. Et je veux que Lyon sache que ce n’est pas OK ».

Une interprétation différente du règlement de la FIFA au coeur du dossier

La chambre de résolution des litiges du tribunal de la FIFA s’est prononcée en mai 2022. Elle a décidé que l’Olympique Lyonnais devait payer environ 82.000 euros ainsi que des intérêts à la milieu de terrain, qui avait rejoint le club à l’été 2020 et l’a finalement quitté en fin de contrat en 2022.

Le coeur du dossier porte sur l’absence d’activité professionnelle de Sara Björk Gunnarsdóttir entre le début de son arrêt de travail lié à sa grossesse (fin mars) et le début de son congé maternité (fin septembre). L’accouchement s’est produit le 16 novembre. Le règlement de la FIFA prévoit que les joueuses doivent être intégralement payées entre l’annonce de la grossesse et le début du congé maternité d’une durée minimale de 14 semaines. Il précise qu’une footballeuse qui ne joue plus « a le droit » d’exercer une autre activité dans son club. Cela fait partie des nombreuses mesures mises en place récemment par l’instance pour protéger les joueuses enceintes.

Mais parce que Sara Björk Gunnarsdóttir n’a exercé aucune activité professionnelle et qu’elle a obtenu l’autorisation de rentrer en Islande avant son congé matérnité, l’Olympique Lyonnais a estimé qu’il était dans son droit d’ajuster la rémunération comme dans un cas classique d’arrêt de travail de longue durée. Ainsi, seulement 27.000 euros ont été versés sur les 109.000 dus. Seulement, la plaignante a assuré qu’elle n’avait reçu aucune proposition, qu’elle n’avait refusé aucune reconversion temporaire et qu’elle a même fini par proposer de faire de la communication sur les réseaux sociaux pour le club. Dans des échanges avec le club, elle a aussi souligné que l’activité secondaire était un « droit » et non pas à un « pré-requis » au versement du salaire.

L’OL assure ne pas être en froid avec Gunnarsdóttir

« La FIFA nous reproche aujourd’hui de ne pas avoir proposé un autre travail à Sara Björk Gunnarsdóttir durant son arrêt maladie puis son congé maternité, alors qu’en parallèle la loi nous l’interdit en France et que la joueuse nous avait demandé expressément de pouvoir retourner vivre en Islande, ce que nous avons accepté », a réagi l’Olympique Lyonnais dans un communiqué mardi.

« Nous sommes fiers d’avoir compté Sara Björk Gunnarsdóttir dans l’effectif de l’Olympique Lyonnais. Nos chemins se sont séparés pour des raisons purement sportives. Si elle souhaite nous aider aujourd’hui à faire évoluer davantage le droit français, nous serions heureux de pouvoir l’impliquer dans nos démarches aux côtés d’Amel Majri pour permettre à toutes les athlètes de vivre pleinement leur grossesse ainsi que leur retour à la compétition », ajoute le club, qui vient d’enregistrer le retour à la compétition d’Amel Majri, devenue en juillet dernier la première internationale française en activité à avoir un enfant.



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Pied droit en or, pas de grigri, pas de chichi, un crochet une frappe et nous fermons le jeu, catenaccio :)