Juste avant d’aborder le Boxing Day avec un match à Norwich, Arsenal pointe à la 4e place de Premier League, ce que les Gunners n’avaient plus connu depuis longtemps, grâce à des jeunes joueurs qui portent l’équipe sur leurs épaules depuis quelques mois.

Le 20 décembre 2019, Mikel Arteta devenait le nouveau coach d’Arsenal. « Trust the process », répétait-il alors devant les médias. L’expression a été tournée en ridicule par les fans, autour de l’Emirates Stadium, après certaines défaites douloureuses. Mais deux ans après sa prise de fonctions, l’Espagnol semble enfin sur la bonne voie, en alignant régulièrement un onze de moins de 25 ans de moyenne d’âge (16 fois sur 18 en Premier League), ce qu’une seule autre équipe a fait cette saison : Southampton, à une reprise. Des « Baby Gunners » 2.0, presque quinze ans après la génération des Fabregas, Nasri et Van Persie.

Saka (20 ans) et Smith Rowe (21 ans), les produits de l’académie

Bukayo Saka et Emile Smith Rowe n’ont beau avoir que 20 et 21 ans, ils se connaissent déjà depuis plus d’une décennie. Tous les deux formés à l’académie d’Arsenal, ils ont gravi ensemble les échelons jusqu’à intégrer l’équipe première la même année, en 2018. Saka a été le premier à jouer régulièrement, lors de la saison suivante, alors que Smith Rowe a dû s’exiler un temps en prêt, à Leipzig puis à Huddersfield. Mais les deux se sont retrouvés il y a un an. Lors du Boxing Day face à Chelsea, « ESR » joue ses premières minutes de la saison en Premier League. Aligné d’entrée, il rayonne et offre une passe décisive à Saka pour le troisième but des Gunners.

Depuis, le meneur de jeu anglais n’est plus sorti du onze de Mikel Arteta, si ce n’est pour être mis au repos quelques fois. Il a même signé un nouveau contrat et récupéré le numéro 10 de Mesut Özil l’été dernier. Il est l’un des patrons d’Arsenal sur le terrain, positionné derrière l’attaquant ou parfois côté gauche, mais toujours avec beaucoup de libertés. Avec sept réalisations en Premier League cette saison, Smith Rowe devient même clinique et il est aujourd’hui le meilleur buteur du club en championnat. Saka, lui, s’est imposé comme le principal atout d’Arsenal depuis deux saisons jusqu’à devenir un titulaire régulier en sélection. Le duo n’a aucune limite.

Martinelli (20 ans), la trouvaille

Lorsqu’Arsenal a décidé de débourser un peu plus de six millions d’euros pour le recruter à l’été 2019, Gabriel Martinelli évoluait en quatrième division brésilienne, dans le petit club d’Ituano. Mais à Londres, le gamin a vite convaincu. D’abord lancé dans les matchs de coupes, il a enquillé les buts, sept lors de ses deux premiers mois, pour s’offrir un peu de temps de jeu en Premier League. Mais à 18 ans, le jeune ailier capable de jouer en pointe a subi une grosse blessure au genou qui l’a écarté des terrains pendant six mois.

Son retour a été poussif la saison dernière, mais il a pris une nouvelle dimension depuis quelques semaines. Sur le terrain, le Brésilien fait preuve d’une énergie folle, à laquelle il parvient désormais à ajouter la finition. Il est passé devant Nicolas Pépé dans la hiérarchie et enchaîne désormais les titularisations et les buts. Devenu titulaire après l’éviction d’Aubameyang il y a un mois, Gabriel Martinelli a été décisif six fois lors de ses six derniers matchs de Premier League.

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Odegaard (23 ans), l’expérimenté

Le monde du football connaît Martin Odegaard depuis huit ans, mais le Norvégien a soufflé ses 23 bougies il y a une semaine seulement. Recruté par le Real Madrid à 15 ans, lancé en Liga pour la première fois quelques mois plus tard, le garçon a longtemps eu l’étiquette du futur crack colée sur le front. Le voilà désormais loin de la pression madrilène. A la suite d’un prêt de quatre mois mitigé, Arsenal a décidé de signer un chèque de 35 millions d’euros cet été pour se payer définitivement le Norvégien.

Le plus souvent aligné en meneur de jeu, avec Smith Rowe à côté de lui, Odegaard manque encore de régularité et peut traverser certains matchs sans se faire remarquer. Mais dans une période compliquée pour les Gunners début décembre, et après plusieurs matchs démarrés sur le banc, il a été un leader important, décisif par ses buts et capable d’impliquer ses coéquipiers. Arteta lui fait confiance sans lui garantir une place de titulaire indiscutable, sans doute la bonne formule.

Ramsdale (23 ans), la recrue de caractère

Des dents ont grincé à Londres, cet été, quand les Gunners ont accepté de payer pas loin de 30 millions d’euros pour Aaron Ramsdale, un gardien relégué deux fois lors des deux saisons précédentes. Mais en quelques mois, l’Anglais a convaincu tout le monde au club et dans le Royaume. Bernd Leno, son prédécesseur, ne faisait pas du mauvais boulot, mais il est désormais abonné au banc des remplaçants.

Ramsdale impressionne par ses arrêts et son jeu au pied mais aussi par sa personnalité. Mikel Arteta est allé le chercher pour tout ça : son leadership, sa capacité à mobiliser sa défense et à remettre les idées en place de ses coéquipiers. L’effectif manquait de forts caractères et Ramsdale est désormais l’un d’entre eux. Même s’il n’est là que depuis quelques mois, l’ancien portier de Sheffield United et Bournemouth est devenu l’un des patrons du jeune vestiaire des Gunners.

Robin Wattraint Journaliste RMC Sport



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Pied droit en or, pas de grigri, pas de chichi, un crochet une frappe et nous fermons le jeu, catenaccio :)