Sa décision de mettre un terme à sa carrière

“La crise sanitaire fait que j’arrête un peu plus tôt que prévu. Je m’étais préparé depuis le début de la saison à arrêter. Ce qui se passe ne m’a pas fait changer d’idée. J’essaierai de faire un jubilé pour fêter ça tous ensemble et réunir notamment ceux qui auraient dû être là lors de mon dernier match. J’aurais peut-être pleuré lors de la dernière journée, ça aurait été un moment particulier. Mais je n’ai pas de regrets parce que j’ai profité à fond. Je me suis éclaté dans tous les clubs où je suis passé, j’ai atteint mes objectifs. Je m’arrête donc avec une grosse satisfaction. J’ai passé la barre des 40 ans, j’ai fait plus de 500 matchs (en Ligue 1), j’ai gagné des choses. C’est le bon moment pour arrêter et passer à autre chose.”

Les secrets de sa longévité

“C’est la passion du foot! Je me suis toujours donné à fond, j’ai pris un plaisir fou à chaque entraînement. J’ai aussi eu la chance de tomber dans des groupes fantastiques. Je me suis fait beaucoup de potes dans le foot. Je n’ai aucune frustration. J’ai été énormément touché par les nombreux témoignages que j’ai reçus, ça montre la trace que je laisse dans le foot. Même ceux qui n’aimaient pas au départ mon style de jeu me remercient. Ils me montrent du respect, ça me touche.”

Sa formation et ses débuts à l’OL

“Même si je n’ai pas fait énormément de matchs avec les pros, j’ai beaucoup appris. Robert Valette et Armand Garrido m’ont énormément fait progresser au centre de formation. Je suis tombé sur de grands compétiteurs chez les pros. J’ai découvert l’exigence du haut niveau, ça m’a aidé dans ma carrière. On a eu des titres. Tous les entraînements étaient à fond, ça m’a servi. Je suis tombé à une époque où j’étais le petit jeune face à des joueurs qui étaient largement au-dessus de moi. L’équipe était très solide et je pense qu’elle a raté le coche à ce moment-là en Ligue des champions. Le doublé avec Lille (Coupe-championnat en 2011) a plus de saveur parce que ce n’était pas prévu que ce club le fasse, mais j’ai passé de bons moments à Lyon. C’est important d’être champion avec son club formateur.”

Ses années niçoises et lilloises 

“Je retiens quatre années fantastiques à Nice, on avait un peu une équipe de “foufous” avec du caractère. L’osmose était top avec les supporters. J’ai franchi un pallier à Lille, je pense que ce fut l’apothéose au niveau de mes résultats et de mon jeu. Il y avait aussi une super ambiance.”

Son envie de devenir entraîneur

“C’est sûr que je reste dans le foot, c’est ma passion. Je vais passer mes diplômes l’année prochaine pour être entraîneur. C’est ce que je veux essayer de faire. On verra si je suis bon! Je discute pour avoir une équipe à côté. Tous mes entraîneurs m’ont apporté quelque chose, tant sur le plan du management que dans la gestion humaine avec les joueurs. Je vais me servir de tout ça pour faire une “sauce Balmont”. Avec beaucoup d’humilité. J’ai envie d’apprendre et de franchir les paliers. Est-ce que je serai aussi râleur que comme joueur? Il va falloir que j’apprenne sur ça! L’entraîneur doit prendre du recul et montrer l’exemple. Tout ce que j’ai “mal fait” par moments comme joueur, je vais essayer de le gommer en tant qu’entraîneur. Mon équipe aura du caractère, mais il faudra que je réagisse moins à chaud.”

Son regard sur l’arrêt de la saison de Ligue 1

“Il fallait arrêter le championnat, sinon ça aurait été trop risqué pour tout le monde. Il y a beaucoup d’enjeux économiques, mais il y avait trop de risques. Par rapport à la population, ça me chagrinait aussi d’entendre qu’on allait peut-être faire des tests trois ou quatre fois par semaine. Il y avait aussi des risques de blessure en reprenant les matchs tous les trois jours et en enchaînant avec la saison prochaine. Il fallait s’arrêter. Je comprends qu’il faut défendre ses intérêts, mais les clubs vont essayer de rebondir et de trouver des solutions en vue de la saison prochaine. Peut-être qu’il y aura aussi moins de gros transferts, ça peut être un mal pour un bien de ce côté. Quand on voit des transferts à 200 millions d’euros, on se dit que c’est exorbitant. L’image du foot français est-elle écornée avec les dernières polémiques? Oui, c’est un peu dommage.”

Son avis sur les baisses de salaire

“A Dijon, s’il fallait baisser les salaires, on le faisait. Il n’y avait aucun souci. On ne pouvait pas dire non. On est chômage partiel, mais s’il avait fallu trouver une solution pour baisser les salaires, on l’aurait fait. On sait que la crise touche tout le monde.”



Source de l’article, 2020-05-02 04:56:34

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