En recrutant Lionel Messi, et en attendant la décision de Kylian Mbappé sur son avenir, le PSG présente un trio qui fait rêver la planète football. L’occasion d’un tour dans le passé pour revenir sur les plus grands tridents offensifs de l’histoire du jeu. Attention, associations qui font rêver.

Lionel Messi. Neymar. Kylian Mbappé. Si l’attaquant français ne quitte pas le PSG cet été, le trio offensif affiché par le club parisien cette saison aura très fière allure. Le meilleur à l’heure actuel? Sans doute. Et le meilleur de l’histoire? On ne va pas s’emballer, surtout pour un trio qu’on n’a pas encore vu à l’œuvre ensemble. Mais l’association des trois cracks, qui devront en faire beaucoup pour atteindre le niveau de leurs prestigieux prédécesseurs, donne l’occasion de revisiter ces trios qui ont fait la légende du foot. On vous prévient: ceci est une liste non exhaustive et pas un classement dans l’ordre, l’exercice étant trop subjectif pour hiérarchiser des trios qu’on n’a pas tous pu voir évoluer en direct (trop vieille époque oblige).

Alfredo Di Stefano, Ferenc Puskas, Francisco Gento (Real Madrid)

Un Argentin. Un Hongrois. Un Espagnol. Qui ont façonné la légende du Real Madrid comme le plus grand club de la planète. Pendant les six années ensemble, le trio a accumulé quatre titres en Liga et deux Coupe d’Europe des clubs champions (sur la série de cinq à la suite dans laquelle Di Stefano et Gento était présents pour toutes). La finale européenne de 1960 sera leur chef-d’œuvre ultime : une victoire 7-3 sur l’Eintracht Francfort avec quatre buts pour Puskas et trois pour Di Stefano, deux joueurs hyper complémentaires.

Ferenc Puskas (à gauche), Afredi Di Stefano (au centre) et Francisco Gento en 1964
Ferenc Puskas (à gauche), Afredi Di Stefano (au centre) et Francisco Gento en 1964 © AFP

Pelé, Pepe, Coutinho (Santos)

Vu l’époque, le chiffre doit être vu comme « officieux ». Mais il reste ultra impressionnant. En près de quinze ans, le trio brésilien a signé… 1418 buts, 643 pour Pelé, 405 pour Pepe et 370 pour Countinho. Avec au bout deux Copa Libertadores – équivalent sud-américain de la C1 – pour le mythique club brésilien par lequel est passé Neymar.

Ronaldo, Ronaldinho, Rivaldo (Brésil)

Onze buts en six matches pour gagner la Copa America 1999. Quinze buts (sur dix-huit pour toute l’équipe) en sept matches pour aller remporter la Coupe du monde 2002. Difficile de faire mieux en équipe nationale que les « 3R », trident ultra efficace et spectaculaire – ah, l’esprit « joga bonito » – dans lequel les trois joueurs ont terminé leur carrière avec au moins un Ballon d’Or.

Ronaldinho (en l'air), Ronaldo (de face) et Rivaldo lors du Mondial 2002
Ronaldinho (en l’air), Ronaldo (de face) et Rivaldo lors du Mondial 2002 © AFP

Ferenc Puskas, Sandor Kocsis, Nandor Hidegkuti (Hongrie)

Ils n’ont pas remporté la Coupe du monde 1954 après une défaite surprise face à l’Allemagne de l’Ouest en finale (2-3). Mais les « Magical Magyars » ont livré l’une des plus belles partitions footballistiques de l’histoire lors de cette édition. Avec leur trident offensif, les Hongrois signent 27 buts en un Mondial, soit 5,4 par match, dont 11 pour Puskas le finisseur et 4 chacun pour Kocsis le dribbleur et Hidegkuti l’organisateur. Ils auraient tant mérité ce titre…

Pelé, Garrincha, Vava (Brésil)

Deux Coupes du monde ensemble, 1958 et 1962, les deux premières de l’histoire du Brésil, et des souvenirs inoubliables pour tout un pays. S’il a produit plusieurs trios de feu, celui-là restera à jamais gravé. En 1958, Vava et Pelé – qui a dix-sept ans – inscrivent onze buts sur la route du trophée alors que Garrincha est sans doute le meilleur joueur de l’équipe. Quatre ans plus tard, avec un Pelé vite blessé, Garrincha termine meilleur buteur de l’équipe à égalité avec cinq joueurs dont Vava. En tout, Pelé et Garrincha ont joué 40 matches ensemble en équipe nationale. Pour aucune défaite.

Johan Cruyff, Piet Keizer, Sjaak Swart (Ajax Amsterdam)

L’Ajax Amsterdam des années 70 restera comme l’une des équipes les plus importantes et influentes de l’histoire derrière le concept du « football total ». Une excellence en partie due à la complémentarité entre le légendaire Cruyff et ses deux ailiers, Keizer à gauche, Swart à droite. Cela donnera six titres nationaux et trois Coupe d’Europe des clubs champions consécutives.

Lionel Messi, Neymar, Luis Suarez (Barcelone)

Avant d’être réunis avec Mbappé, Messi et Neymar ont déjà formé un des trios les plus incroyables de l’histoire au sein de la « MSN ». Leur total de la saison 2014-2015, conclu par un titre nationale et un triomphe en Ligue des champions, le dernier en date pour les trois joueurs? 122 buts sur un seul exercice. Dingue. Mais moins bien que la saison suivante avec 131 buts (titre en Liga au bout)! Inoubliable.

Cristiano Ronaldo, Karim Benzema, Gareth Bale (Real Madrid)

Si la « BBC » ne se sera jamais montré aussi efficace que la « MSN », le résultat collectif aura été plus impressionnant : quatre sacres en Ligue des champions en quatre saisons. Leur parcours individuel n’aura pas toujours été simple au Real, surtout pour Bale, mais il était presque impossible d’arrêter le trio quand il était au top.

Gareth Bale (à gauche), Cristiano Ronaldo (de face) et Karim Benzema avec le Real Madrid en février 2015
Gareth Bale (à gauche), Cristiano Ronaldo (de face) et Karim Benzema avec le Real Madrid en février 2015 © AFP

George Best, Denis Law, Sir Bobby Charlton (Manchester United)

Cristiano Ronaldo, Wayne Rooney, Ruud van Nistelrooy, Andy Cole, Dwight Yorke… Old Trafford a vu passer des joueurs offensifs magiques. Mais rien ne dépassera la « Sainte Trinité » des années 60. Chacun gagnera le Ballon d’Or entre 1964 et 1968, année du premier titre pour MU en Coupe d’Europe des clubs champions, et ils connaîtront une série de 46 buts en 42 matches. Légendaire.

Omar Sivori, John Charles, Giampiero Boniperti (Juventus Turin)

C’est sans doute le moins connu de tous. Mais c’est aussi un symbole. Quand Umberto Agnelli prend les rênes de la Juve, l’entrepreneur a d’énormes ambitions pour le club turinois et les matérialise en faisant venir l’Anglais John Charles et l’Argentin Omar Sivori à la fin des années 50 pour les associer à Giampiero Boniperti. Le trident surnommé « Trio Magico », où Sivori remportera le Ballon d’Or en 1961, signera trois titres nationaux en quatre saisons. Il représente surtout la naissance des trios de stars réunies pour briller ensemble.

Mentions honorables: Gerd Müller-Uli Hoeness-Karl-Heinz Rummenigge (Bayern Munich); Samuel Eto’o-Thierry Henry-Lionel Messi (FC Barcelone); Mohamed Salah-Roberto Firmino-Sadio Mané (Liverpool); Cristiano Ronaldo-Wayne Rooney-Carlos Tevez (Manchester United); Jean-Pierre Pain-Abedi Pelé-Chris Waddle (Olympique de Marseille); Zico-Falcao-Socrates (Brésil); David Ginola-George Weah-Valdo (Paris Saint-Germain); Romario-Hristo Stoïchkov-Michael Laudrup (FC Barcelone); Patrice Loko-Nicolas Ouédec-Reynald Pedros (Nantes; d’accord, c’est juste pour la France, mais leur saison 1994-95 est un pur chef-d’œuvre)



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Pied droit en or, pas de grigri, pas de chichi, un crochet une frappe et nous fermons le jeu, catenaccio :)