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À l’âge de 13 ans, le petit Nicolas est accepté à l’INF Clairefontaine, où il fait ses premières classes. Durant sa formation, il signe en faveur du PSG. Ses débuts y sont prometteurs, mais Anelka n’a que très peu de temps de jeu. En janvier 1997, Paris attend qu’il signe son premier contrat pro, à tout juste 18 ans. Mais à la reprise de l’entraînement, le jeune homme est à Londres pour négocier son futur contrat avec Arsenal. À l’époque, la réglementation est floue autour des jeunes sans contrat professionnel, et elle permet à Arsène Wenger de signer Anelka pour 5 millions de francs, soit moins d’un million d’euros. Les débuts chez les Gunners sont difficiles pour le gamin de Trappes. Il arrive dans une équipe avec des joueurs bien installés en attaque, comme Dennis Bergkamp et Ian Wright.

Le jeune frenchie parvient peu à peu à s’installer et à trouver sa place dans l’effectif du club londonien. C’est à ce moment qu’il connaît sa première sélection en Bleu, le 22 avril 1998 face à la Suède. Anelka fait partie du groupe élargi pour le mondial en France, mais ne sera pas retenu pour la compétition finale. En revanche, il sera bien de la fête à l’Euro 2000. La troisième saison à Arsenal est celle de l’aboutissement pour Anelka. Il inscrit 17 buts et délivre 5 passes décisives en championnat. Il est d’ailleurs élu meilleur jeune de Premier League. Sa côte est au plus haut, et le Real Madrid met la main sur lui, en posant un sacré pactole sur la table, environ 220 millions de francs, soit près de 34 millions d’euros. Il est alors l’un des joueurs les plus chers de l’histoire.

Un passage éclair au Real Madrid

Décrit comme en marge du groupe, le jeune Nicolas ne s’acclimate pas très bien à la vie madrilène. Pas vraiment en odeur de sainteté dans le vestiaire de la Casa Blanca, il va jusqu’au clash avec le club, refusant de s’entraîner. Après une grosse amende, et une mise à pied, Anelka revient en s’excusant. Il rejoue avec le Real et en devient un élément important sur la fin de saison. Il marque notamment 2 buts lors des demi-finales de la Ligue des Champions face au Bayern. Il remporte la coupe aux grandes oreilles, disputant en tant que titulaire la finale de la C1 face à Valence (3-0) au Stade de France, tout un symbole. Malgré cette légère embellie, le divorce semble inévitable, et déjà l’aventure madrilène s’arrête pour l’attaquant français.

Dans le même temps, le PSG cherche une tête d’affiche pour son nouveau projet, et veut construire une équipe avec une vraie identité parisienne. Le club choisit Nicolas Anelka comme star, qu’il paye à prix d’or. Les débuts sous les ordres de Philippe Bergeroo sont bons, pour Nicolas comme pour le club, mais une crise automnale vient tout bouleverser. L’équipe ne gagne pas un seul match durant le mois de novembre, l’entraîneur est remercié après une gifle retentissante (5-1) face à Sedan. Luis Fernandez prend sa place. Mais cette fois, ça ne colle pas entre Anelka et le coach, qui l’avait pourtant lancé en pro quelques années auparavant. La suite de l’aventure parisienne est beaucoup moins bonne pour l’international français. Et la saison suivante, il est plusieurs fois écarté du groupe, la faute à de nombreuses altercations entre lui et Fernandez. Son départ semble tout tracé.

Anelka repart à la conquête de l’Angleterre

Dès janvier il est envoyé en prêt à Liverpool, avec option d’achat. Mais à l’issue de celui-ci, il n’est pas conservé par les Reds, et c’est le promu Manchester City qui rafle finalement la mise, avec un transfert estimé à 19 millions d’euros. Chez les Skyblues, Anelka s’épanouit enfin. Il ne manque aucune rencontre en championnat, et marque 14 buts avec City. Pour le plus grand bonheur de son coach, Kevin Keegan. « Nicolas est capable de gestes que je n’avais encore jamais vus durant toute ma carrière. Ses changements de rythme sont exceptionnels. […] Si Nicolas continue à développer ses qualités à ce rythme, il peut devenir d’ici trois ans le meilleur attaquant du monde », imagine son entraîneur.

En revanche le torchon brûle avec le sélectionneur Jacques Santini. Durant cette saison il refuse une sélection, après avoir été appelé suite à la blessure de Sidney Govou. Lors du mois d’août 2003, il exige même des excuses de Santini, pour revenir en équipe de France. « Qu’il s’agenouille devant moi, s’excuse d’abord, et après je réfléchirai », demande Anelka. dès la rentrée, le rêve bleu ciel se poursuit pour le Français qui fait encore mieux que lors de sa première année. 17 buts en Premier League et 25 toutes compétitions confondues. Sa 3e saison commence sur les mêmes standards, mais son club, Manchester City est à la peine financièrement, et doit vendre Anelka. C’est Fenerbahçe qui l’achète, contre 15 M€, en janvier 2005.

Pas de blues à Chelsea

L’aventure en Turquie dure 1 an et demi, et Anelka retourne en Premier League, du côté de Bolton. Là-bas, Anelka se régale aux côtés d’El-Hadji Ousseynou Diouf, mais de nouveau, il s’en va après d’une saison et demie. Il retrouve Londres, et s’engage avec Chelsea avec qui il se hisse jusqu’en finale de Ligue des Champions, mais chute face à Manchester United. Avec la France, il est convoqué pour l’Euro 2008 et participe aux matchs de poule, mais à l’image des Bleus, il ne sera pas très convaincant. Anelka revient avec le couteau entre les dents, et réalise avec les Blues l’une des saisons les plus abouties de sa carrière. Meilleur buteur de la saison, avec 19 buts, 25 réalisations toutes compétitions confondues, accompagnées de 10 passes décisives. Il est au sommet de son art.

Pour sa 3e année à Chelsea, Anelka reste un des éléments majeurs de l’attaque. Il est sélectionné pour la Coupe du Monde 2010, sa première, et sa dernière… La compétition est marquée par le scandale de Knysna, et la grève des Bleus demandant le retour de Nicolas dans le groupe. L’histoire est désormais célèbre. Une brouille éclate dans le vestiaire entre Anelka et Domenech, à la mi-temps du match contre le Mexique. Une altercation dont les mots seront placardés en Une de L’Équipe, quelques jours plus tard. Des propos chocs qui lui valent d’être suspendu par la Fédération Française de Football. Pourtant, les deux principaux acteurs ont démenti cette version. En 2010-11, l’attaquant de Chelsea évolue sous les ordres de Carlo Ancelotti, qui l’associe souvent avec Fernando Torres. Toutes compétitions confondues, il score 16 fois et offre 8 passes décisives.

Une quenelle mal digérée

Mais la saison suivante, il ne parvient jamais vraiment à gagner la confiance du nouvel entraîneur, un certain André Villas-Boas. Après 9 matchs de championnat, auxquels il participe, il ne rejouera plus. Le 12 décembre, Anelka s’engage avec sa nouvelle équipe pour deux ans. Vers la mi-avril, il devient l’adjoint de Jean Tigana, suite au limogeage de plusieurs membres du staff, tout en restant joueur de l’équipe. Pendant la trêve du championnat chinois, il rentre en Europe et finit par résilier son contrat et rejoint la Juventus pour 6 mois. En juillet suivant, Anelka signe à West Bromwich Albion et retourne en Angleterre. Lors d’un match contre West Ham, il inscrit un doublé et célèbre un de ses buts, par une quenelle, geste en référence à l’humoriste très controversé Dieudonné. La presse anglaise parle rapidement d’un geste nazi, et même si l’attaquant français affirme que sa signification est « anti-système », le mal est fait. Le sponsor principal quitte le club, et Anelka décide finalement de mettre un terme à son contrat, d’un commun accord avec West Bromwich Albion.

La suite de sa carrière s’écrira en pointillé, au Mumbai City FC en Inde, où il est de nouveau entraîneur-joueur. Depuis, Anelka semble s’être tourné vers la transmission. En novembre 2018, il devient intervenant auprès des jeunes du LOSC. Il crée aussi une académie de foot pour les attaquants, du côté de Tourcoing. Une première en France. Peu de chances cependant qu’il se décide à passer à l’échelon supérieur, et devienne un entraîneur au niveau professionnel. «Être un coach, c’est encore plus difficile que d’être joueur, parce que tu dois faire en sorte que tout le monde soit content tout en effectuant des choix. Je sais que je ne serai pas un manager. Je ne veux pas le faire, jamais», affirme-t-il.



Source de l’article, Guillaume Vigier 2020-05-24 15:47:20

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