«Cela devient un peu indécent donc je me désolidarise complètement de cette façon et cette manière de communiquer. Quoi que cela puisse me coûter, même si demain cela se passe, cela se fera sans moi et ce n’est vraiment pas grave. Je n’ai pas pour habitude d’avoir ce genre d’attitude. Le communiqué de ce jeudi est grotesque. Je tiens à dire que je n’ai absolument pas participé à tout ce qui s’est dit depuis un mois.» Longuement interrogé par RMC Sport vendredi après-midi, Mourad Boudjellal avait sorti la sulfateuse au lendemain du nouveau communiqué envoyé par le clan de Mohamed Ayachi Ajroudi, qui remettait une pièce dans la machine concernant le futur rachat de l’Olympique de Marseille.

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La réponse des partenaires de l’homme d’affaires franco-tunisien n’avait alors pas tardé avec les déclarations du co-fondateur de la banque Wingate Stéphane Cohen. «Je ne cherche pas à répondre à des attaques de gens aussi peu sérieux que Monsieur Boudjellal, mais j’ai malheureusement constaté que son incompétence en matière de process d’acquisition nous a fait perdre du temps en raison de sa recherche de reconnaissance médiatique pour servir ses propres intérêts. Heureusement que notre client a décidé d’écouter nos conseils et ceux de Marc Deschenaux en l’écartant des discussions confidentielles qui ne peuvent subir l’exubérance et la démesure», avait expliqué ce dernier en exclusivité à Foot Mercato. Suffisant pour fermer ce chapitre ? Pas vraiment.

«Que personne ne se réjouisse, je ne sors pas du dossier»

Dans un autre entretien accordé à Var-Matin, Mourad Boudjellal a tenu à mettre les choses au clair en expliquant d’abord qu’il était toujours intéressé par le club phocéen. «Pas du tout ! Mon ambition olympienne ne pourra juste pas se faire avec ces gens là. Et je ne parle pas de Monsieur Ajroudi, a lâché le dirigeant sportif avant d’enchaîner. Ces gens-là ? Il s’agit de Stéphane Cohen et de Marc Deschenaux. (…) Je ne peux pas accepter que l’on dise que les joueurs de l’OM sont des joueurs de second plan et je ne peux pas non plus accepter que l’on dise que les journalistes sont des menteurs. Ce sont eux les menteurs. Et je ne veux pas travailler avec des menteurs.»

Entre deux tacles aux partenaires de M. Ajroudi – «il faut juste que Mohamed Ajroudi comprenne que tant que ces deux là seront là, Frank Mc Court ne discutera pas» – Mourad Boudjellal a tenu à assurer une nouvelle fois qu’il était encore dans le coup : «que personne ne se réjouisse, je ne sors pas du dossier. (…) Vous savez, un proverbe arabe dit qu’on ne quitte pas un fauteuil pour s’asseoir sur une chaise. Je n’ai pas quitté le fauteuil, mais les deux personnes qui sont assises sur mes genoux doivent s’en aller.» Une manière de mettre les points sur les i. La suite au prochain épisode.



Source de l’article, Tom Monegier 2020-08-15 18:42:48

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