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Mouctar Diakhaby se serait sans doute bien passé de cette affaire. Il y a dix jours, le défenseur dit avoir été victime de propos à caractère raciste de la part du joueur de Cadix, le désormais tristement célèbre Juan Cala. Le Français a quitté le terrain sur le champ, accompagné de ses coéquipiers, qui ont finalement repris la rencontre sur demande de la victime présumée, puisque sinon, Valence aurait perdu la rencontre sur tapis vert. Absurdité quand tu nous tiens…

Depuis, cet épisode a fait du bruit. Cala formellement démenti les paroles qu’il aurait tenu, mais Diakhaby maintient sa version des faits et demande à ce que toutes les images et les bandes sonores soient incluses dans les enquêtes diligentées par la ligue et la fédération. La Liga justement se serait bien passée de cette histoire qui ternit son image. Son enquête, qui n’est pas encore terminée, n’a pour le moment retenu aucun élément à charge envers le joueur de Cadix. Javier Tebas a même pris sa défense.

Diakhaby n’a pas aimé le comportement de Tebas

«Il est prouvé que Cala n’est pas raciste et que Diakhaby a mal entendu. Il a dû mal comprendre. J’ai aussi confiance en ce qu’il dit, mais il a dû mal comprendre comme cela se passe tant de fois dans la vie» a regretté le sulfureux président de la ligue. Face à ces conclusions, l’ancien Lyonnais a d’abord ri jaune sur les réseaux sociaux, avant de s’en prendre de manière plus virulente sur les ondes de RMC Sport ce lundi soir. «Le président de la ligue ne peut pas se permettre de dire ça. Il y a des indices, qui sont confidentiels. Il y a des enregistrements qui apparemment ne disent pas tout.»

Il assure que même si les différentes enquêtes ne révèlent rien, il ira au bout de sa démarche pour faire bouger les mentalités. «Cala je ne le connais personnellement. Je ne sais pas s’il est raciste, mais ce jour-là, il a tenu des propos racistes. Si j’avais tenu les mêmes propos, on aurait cherché à m’incriminer. (…) Je compte aller jusqu’au bout de cette histoire. Je ne crée pas une fausse polémique. Il faut être fou sinon. J’aurais fait le maximum. Les gens verront que la gestion de cette affaire n’a pas été bonne. Les gens qui gèrent cela deviennent complices en fait.» Comme un coup de pied dans la fourmilière.

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