Le PSG s’est qualifié pour les demi-finales de la Ligue des champions en éliminant le Bayern Munich au terme d’une double confrontation spectaculaire. Les partenaires de Neymar vont désormais affronter le vainqueur de Manchester City-Dortmund pour une place en finale. Deux adversaires aux profils très différents.

Manchester City, la machine bien huilée

Si la fin de saison s’annonce palpitante en France et en Espagne, l’affaire est déjà pliée en Angleterre. A moins d’un improbable tremblement de terre, Manchester City va remporter le septième titre de son histoire. Seule la date du sacre reste en suspens. A six journées de la fin, les Skyblues affichent 11 points d’avance sur Manchester United et 18 points sur Leicester (qui comptent un match en moins). Un écart qui semble impossible à combler en si peu de temps. Surtout vu la domination de City sur le Royaume. Organisés en 4-3-3, les joueurs de Pep Guardiola se baladent depuis l’été dernier en Premier League. Avec la meilleure attaque (67 buts marqués) et la meilleure défense (23 buts encaissés).

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Une armada offensive impressionnante

Le collectif est parfaitement huilé, le jeu séduisant et le spectacle presque à chaque fois au rendez-vous. Seuls Leicester (2-5), Tottenham (2-0), Manchester United (0-2) et Leeds (1-2) sont parvenus à faire chuter les Citizens. Il faut dire que les leaders de PL disposent d’une armada impressionnante dans le secteur offensif. Sans dépendre d’un seul grand buteur, comme le Bayern Munich avec Robert Lewandowski par exemple.

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A l’Etihad Stadium, ils sont nombreux à pouvoir faire trembler les filets: Gabriel Jesus (13 buts, toutes compétitions confondues), Phil Foden (12 buts), Riyad Mahrez (10 buts), Ferran Torres (9 buts) et Bernardo Silva (5 buts). Le tout en sachant qu’Ilkay Gündogan, qui évolue dans l’entrejeu, est le meilleur buteur de cette équipe (16). Sans parler de la vista de Kevin De Bruyne pour alimenter ses partenaires en bons ballons (12 passes décisives). Avec Rodri en sentinelle et une arrière-garde particulièrement solide.

Un parcours quasi-parfait en C1

En Ligue des champions, Manchester City réalise un parcours quasi-parfait. Les coéquipiers de Ruben Dias ont remporté tous leurs matchs, à l’exception d’un nul à Porto lors de la phase de poules (0-0). Battu deux fois 3-0, l’OM en sait quelque chose. En neuf rencontres, les Citizens ont marqué 19 buts et n’en ont concédé que 2. Ils sont d’ailleurs en ballotage favorable pour atteindre le dernier carré, après leur victoire contre Dortmund la semaine passée, en quart de finale aller (2-1). Toujours engagés en Coupe d’Angleterre (demi-finale samedi contre Chelsea) et en Coupe de la Ligue anglaise (finale face à Tottenham le 25 avril), les Skyblues rêvent d’un quadruplé légendaire.

S’ils se retrouvent face au PSG, ce sera la deuxième fois de leur histoire qu’ils atteignent le dernier carré de la C1 (après 2016). Une compétition qui ne le réussit pas vraiment jusqu’ici, malgré les investissements colossaux de leurs propriétaires originaires d’Abu Dhabi (qui ont repris le club en 2008). Ils peuvent tout de même se rappeler qu’ils avaient sorti le PSG il y a cinq ans en quarts de finale, après un nul à l’aller au Parc des Princes (2-2) et une victoire au retour à l’Etihad. Sur une frappe à l’entrée de la surface de De Bruyne. Ce serait clairement l’adversaire le plus coriace pour Paris.

Dortmund, Haaland cache la forêt

Il fait rayonner à lui seul le nom de son club dans le monde entier. Depuis un peu plus d’un an, Erling Haaland porte Dortmund sur ses larges épaules. En marquant plus vite que son ombre. L’attaquant norvégien en est déjà à 33 buts et 10 passes décisives en 34 matchs cette saison (toutes compétitions confondues). C’est le meilleur buteur actuel de la Ligue des champions (10 réalisations en 7 matchs), devant Kylian Mbappé (8 buts en 9 matchs). A la pointe d’un système en 4-3-3, le canonnier de 20 ans fait d’énormes dégâts dans les défenses adverses. Capable de trouver la faille dans toutes les positions, il représente une menace constante, épaulé par Marco Reus et Jadon Sancho (victime de soucis musculaires depuis le mois dernier).

Le Borussia peut aussi compter sur Jude Bellingham, la pépite anglaise (17 ans), pour dynamiser son entrejeu. Mais les joueurs d’Edin Terzic manquent tout de même de confiance ces derniers temps. Leur saison est globalement décevante, notamment en Bundesliga. Seulement 5e du classement, le BVB (encore en lice en Coupe d’Allemagne) compte 19 points de retard sur le Bayern Munich (leader) et 7 points sur l’Eintracht Francfort, 4e, qui occupe la dernière place qualificative pour la prochaine C1. Avec la 3e attaque du championnat (58 buts marqués) et seulement la 7e défense (41 buts encaissés).

Une revanche à prendre contre Paris

En Ligue des champions non plus, le parcours n’a rien d’idyllique. Les partenaires d’Emre Can ont perdu deux fois (contre la Lazio et City) et concédé deux nuls (face à la Lazio et Séville) jusqu’ici. Ils vont devoir sortir le grand jeu pour renverser la vapeur face à Manchester City, ce mercredi au Signal Iduna Park, en quart de finale retour (21h sur RMC Sport 2). La qualification passera par un grand Haaland, dont l’avenir est toujours aussi flou.

S’il se retrouve face à Paris au tour suivant, le colosse scandinave aura sans doute un esprit revanchard. Il n’a évidemment pas oublié les railleries subies au Parc des Princes, l’an passé, après avoir été éliminé en 8es de finale. Emmenés par Neymar et Presnel Kimpembe, les Parisiens avait passé une partie de la soirée à imiter sa célébration. Pour un chambrage XXL, en réponse à des provocations orchestrées par le Borussia sur les réseaux sociaux avant la rencontre. Le genre d’humiliation qui touche dans l’égo. Plus globalement, c’est tout le club de Dortmund qui garde un souvenir amer de cette soirée dans la capitale. En cas de retrouvailles, le PSG devra se montrer très méfiant devant un adversaire qui cherchera à redorer son blason.

Source de l’article, 2021-04-14 12:24:34