Après environ deux semaines de compétition, nous connaissons l’identité des 16 huitièmes de finaliste du Mondial. Ce samedi, nous connaîtrons même les deux premiers quarts de finaliste. RMC Sport vous dévoile ses tops et flops de la phase de poules.

LES BONNES SURPRISES

L’Australie, un parcours dantesque

On leur promettait l’enfer avec la Tunisie mais surtout le Danemark et la France, et les voilà en huitièmes de finale. Les Australiens ont impressionné tout le monde lors de la phase de groupe, gardant leur cage inviolée à deux reprises, suffisant pour inscrire six points synonymes de qualification. A leur tableau de chasse, le Danemark, équipe en forme, récent demi-finaliste de l’Euro et outsider désigné de la compétition. Et pour en arriver là, les Australiens ont parcouru un chemin long et semé d’embuches. Troisièmes du groupe B de la zone Asie, un point devant l’Oman, les Australiens ont dû passer par les barrages pour obtenir leur ticket pour le Mondial. Ils y ont battu les Emirats Arabes Unis (2-1), et le Pérou aux tirs au but.

Le Maroc, les Lions de l’Atlas étincelant

Un seul joueur est parvenu à percer le verrou marocain durant le Mondial, il s’agit de… son propre défenseur Nayef Aguerd, contre son camp, lors du dernier match face au Canada. Sur ses deux premiers matches, le Maroc a gardé sa cage inviolée. Nommé sélectionneur du Maroc le 31 août dernier, Walid Regragui effectue de vrais choix. Il fait revenir Ziyech, insuffle une nouvelle dynamique, et les résultats sont immédiats. Trois mois après sa nomination, son Maroc est en huitièmes de finale de la Coupe du monde, lui est invaincu à sa tête et sa défense fait partie des meilleures de la planète. Les Marocains ont battu la Belgique (2-0) lors du deuxième match, créant la sensation. Premiers de leur groupe, ils affronteront l’Espagne en huitième de finale, avec l’objectif de réussir un nouvel exploit historique.

Le Japon, une efficacité redoutable

Leur parcours n’a absolument rien de rationnel. Tombeurs surprise de l’Allemagne 2-1 lors du premier match, les Japonais se sont ensuite inclinés face au Costa Rica (1-0), avant de battre l’Espagne, par le même score que l’Allemagne. Le « Blue lock » a terminé premiers de son groupe, devant l’Espagne. Depuis 1966, il n’y a que deux cas où une équipe s’est inclinée alors qu’elle avait tenté au moins 700 passes, l’Espagne et l’Allemagne, toutes les deux face au Japon en l’espace de quelques jours. Le Japon fera face à la Croatie en huitième de finale.

La Corée du Sud, au bout du suspens

A l’aube du troisième match, avec un point en deux matchs, la Corée du Sud était en bien mauvaise posture avant d’aller défier le leader portugais. Pour espérer se qualifier, les coéquipiers d’Heung Min Son devaient l’emporter, et espérer dans le même temps que l’Uruguay s’impose en conservant une différence de buts inférieure. Opposée à une équipe du Portugal remaniée, la Corée du Sud est allée chercher sa victoire (2-1) dans le temps additionnel. A quelques kilomètres, l’Uruguay a battu le Ghana 2-0, un résultat qui qualifie les Coréens. Ils défieront le Brésil lundi en huitième de finale.

L’Arabie saoudite, cauchemar des Argentins

Le mardi 22 novembre, le ciel est tombé sur la tête de l’Argentine. L’Arabie saoudite, entraînée par Hervé Renard, a créé l’une des plus grosse sensations de l’histoire des Coupes du monde en faisant tomber l’Argentine de Lionel Messi (2-1), invaincue depuis 36 matches, et qui n’égalera donc pas l’Italie (37 matches d’invincibilité). Si l’Arabie saoudite, battue par la Pologne (2-0) et le Mexique (2-1) ne verra pas les huitièmes de finale, elle a le mérite d’avoir réalisé le plus gros exploit de la compétition.

LES DECEPTIONS

L’Allemagne, bis repetita

Comme en 2018 en Russie, l’Allemagne ne verra pas les huitièmes de finale de la Coupe du monde, et comme en 2018, les raisons sont relativement les mêmes. Une défense à la rue, des cadres décevants, un jeu stéréotypé et un manque d’efficacité assez déconcertant. Battue par le Japon d’entrée, et tenu en échec par l’Espagne avant de battre difficilement le Costa Rica, l’Allemagne quitte la compétition par la petite porte et inquiète, à moins de deux ans d’accueillir l’Euro, en 2024.

La Belgique, fin de la génération dorée ?

La Belgique a semble-t-il raté le coche en 2018, avec une génération exceptionnelle, qui comptait en ses rangs plusieurs des meilleurs joueurs de la planète. Quatre ans plus tard, seul De Bruyne semble meilleur qu’il ne l’était (même si lui aussi est passé à côté de son Mondial). Eden Hazard est porté disparu, Romelu Lukaku n’a plus joué depuis trois mois, et la défense n’a pas fière allure. Placée dans un groupe avec le Maroc et la Croatie, en plus du Canada, l’équipe belge avait tout pour se faire piéger. Elle quitte la compétition avec une seule petite victoire peu convaincante face au Canada (1-0), et un groupe au bord de la rupture.

Le Danemark, un costume trop grand

Arrivé en outsider de luxe après sa demi-finale à l’Euro et ses deux victoires contre l’équipe de France en Ligue des nations, le Danemark s’est peut-être vu trop beau, ou n’a tout simplement pas su supporter la pression. Favoris du groupe D avec l’équipe de France, les Danois n’ont marqué qu’un petit point face à la Tunisie, avant de s’incliner face à la France (2-1) et l’Australie (1-0). C’en est terminé des rêves danois dans ce Mondial.

Le Qatar, un hôte à zéro point

Le Qatar restera à ce jour dans l’histoire, avec le statut de pire pays hôte de l’histoire du Mondial. Aucun point, un seul but marqué, sept encaissés, pire attaque et pire défense de l’histoire pour un pays organisateur… le bilan est catastrophique. Malgré dix ans de préparation, et six mois intensifs durant lesquels les championnats ont été arrêtés, le Qatar n’a pas été capable de se mettre au niveau et quitte la compétition dès la phase de groupes.

L’Uruguay, un réveil trop tardif

Comme un signe du destin. C’est face au Ghana, que l’Uruguay avait éliminé en quart de finale en 2010 après la tristement célèbre main de Luis Suarez, que l’aventure de la Céleste s’arrête en 2022. Malgré une victoire convaincante (2-0), les coéquipiers d’Edinson Cavani quittent la compétition à la différence de but (-1 sur la Corée). L’Uruguay s’est réveillée beaucoup trop tard, et n’a pas inscrit le moindre but lors des deux premiers matches de son Mondial.



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Pied droit en or, pas de grigri, pas de chichi, un crochet une frappe et nous fermons le jeu, catenaccio :)