La Ligue 1 a refermé le chapitre de la première partie de saison, mercredi, avec un leader, le PSG, très dominateur et une cour de poursuivants qui se battent pour les accessits. Très loin derrière, Saint-Etienne vit un calvaire.

LES TOPS

Kylian Mbappé

Rien ne perturbe Kylian Mbappé. Ni l’incertitude sur son avenir alors qu’il ne lui reste plus que six mois de contrat avec le PSG, ni l’arrivée de Lionel Messi l’été dernier. L’attaquant français porte presque à lui tout seul l’équipe, largement en tête de Ligue 1 (avec 13 points d’avance sur Nice, 2e). Cette confortable avance doit beaucoup aux statistiques de l’international français, auteur de neuf buts et huit passes décisives. Il est la star offensive la plus scintillante d’une équipe qui peine à emballer dans le jeu. Elle a toutefois affiché des vertus en arrachant plusieurs victoire ou matchs nuls en fin de match, comme à Lorient, mercredi.

Le jeu de Lens

Lens (9e) a conclu 2021 à bout de souffle avec six matchs consécutifs sans victoire, dont deux défaites de rang à Nantes et Nice. Cela avait pourtant bien commencé avec un jeu attrayant, quelques victoires de prestige (contre Lille, Monaco et Marseille) et des louanges presqu’unanimes des suiveurs du championnat. Déjà conquis par le style offensif des hommes de Franck Haise la saison dernière, Thierry Henry a récemment réitéré ses félicitations aux Sang et Or. « Ça joue, ça vient de partout, ça presse haut, a-t-il détaillé. Défendre, ça ne veut pas dire se mettre devant la surface. C’est contre-intuitif mais, selon moi, Pep (Guardiola) est un des meilleurs coachs défensifs au monde. Oui, ses équipes prennent parfois des rafales, mais en général elles n’encaissent pas trop de buts car elles jouent haut. »

La surprise Montpellier

On prédisait une saison délicate à Montpellier après la perte de ses deux attaquants Andy Delort (parti à Nice) et Gaëtan Laborde (Rennes) et le départ de l’entraîneur Michel Der Zakarian. A mi-saison, les hommes d’Olivier Dall’Oglio pointent pourtant à la cinquième place à deux points de la deuxième. Promu capitaine, Téji Savanier, déjà brillant ces dernières saisons, a franchi un nouveau palier. Le milieu de terrain a inscrit cinq buts et distribué six passes décisives en Ligue 1. Il s’est surtout imposé comme le patron de cette équipe qui compte aussi la jeunesse d’Elye Wahi (4 buts, 18 ans), l’expérience de Valère Germain (4 buts) ou les belles performances de Stephy Mavididi (5 buts).

Nice et Rennes au rendez-vous

Sans être flamboyant, Nice est au-rendez-vous des grandes ambitions des riches propriétaires du club, Ineos. Christophe Galtier, qui a quitté Lille et refusé Lyon l’été dernier pour choisir Nice, porte les Aiglons à la deuxième place de la Ligue 1 à mi-parcours, malgré des défaites face à des équipes de bas de tableau (Lorient, Troyes, Metz). Après des débuts poussifs, Rennes a aussi appuyé sur l’accélérateur – dans le sillage de Gaëtan Laborde (3e meilleur buteur de L1, 9 buts) – pour remonter vers le podium avec une série de 13 matchs consécutifs sans défaite toutes compétitions confondues, dont des succès éclatants contre le PSG (2-0) et Lyon (4-1). Les trois récents revers face à des concurrents directs (Lille, Nice et Monaco) entachent le tableau même si les hommes de Bruno Genesio, 4es, restent à proximité du podium (à deux points de la deuxième place).

Du spectacle partout

Malgré la crise financière causée par le coronavirus et le fiasco Mediapro, la saison 2021-2022 de Ligue 1 est, pour le moment, un très bon cru. Certaines choses ne changent pas comme la domination du PSG mais le spectacle est souvent au rendez-vous avec des équipes moins frileuses dans le jeu. Sur la phase aller, la L1 affiche un ratio de 2,79 buts par match, contre 2,35 buts par rencontre il y a dix ans sur l’ensemble de la saison 2010-2011. Et il y eut quelques bijoux: la frappe incroyable du Stéphanois Wahbi Khazri de 68 mètres contre Metz, le retourné acrobatique du Marseillais Bamba Dieng à Strasbourg, le missile du Parisien Idrissa Gueye contre Montpellier, le coup franc inspiré de Téji Savanier (Montpellier) à Metz.

La belle santé sportive de la Ligue 1 s’est ressentie en Europe puisque les six représentants français sont toujours en lice (l’OM a été rétrogradé de la Ligue Europa à la Conference League). La France compte même le meilleur indice UEFA en Europe sur la saison en cours, presque du jamais-vu. Les difficultés de Lionel Messi à trouver la faille (1 but) dans la Ligue des talents donnent aussi un aperçu de la difficulté d’évoluer en Ligue 1. « C’est la Ligue 1, c’est fort, a lancé Ander Herrera, milieu du PSG, mercredi. Il n’y a pas de respect suffisant sur les équipes de Ligue 1. Le niveau monte chaque année. Les équipes sont de mieux en mieux organisées. »

LES FLOPS

Les nombreux incidents en tribunes

Le spectacle sur le terrain a souvent été gâché par les débordements en tribunes. Deux matchs ont été interrompus et contraints d’être rejoués par des jets de projectiles sur un joueur (Dimitri Payet), Nice-OM et OL-OM. Des incidents ont aussi éclaté lors de Lens-Lille et Angers-OM avant ceux en Coupe de France entre le Paris FC et Lyon. Cela a provoqué une réunion de crise entre les acteurs du football et trois ministères (Intérieur, Sport et Justice). De nouvelles mesures ont été prises avec l’interdiction des bouteilles en plastique, l’interruption immédiate d’un match si un projectile touche n joueur ou un arbitre et un protocole bien plus rapide pour acter une décision.

Le calvaire des Verts

Avec une seule recrue l’été dernier (Ignazio Ramirez, qui n’a joué que six matchs), la saison de aint-Etienne s’annonçait compliquée. Elle vire au fiasco. A mi-saison, les Verts sont derniers de Ligue 1 avec seulement deux victoires et quatre longueurs de retard sur Metz, barragiste. Les dirigeants ont longtemps maintenu Claude Puel, en raison principalement du manque de ressources pour les indemnités. Ils se sont finalement résignés à se séparer de lui après une claque reçue face à Rennes (0-5). L’heure est grave pour le club, désormais entraîné par Pascal Dupraz, qui cherche toujours un acheteur.

La malchance de Lionel Messi

Il a beaucoup tenté sa chance, souvent trouvé les montants (6 fois) et n’a marqué qu’un seul but en Ligue 1. Lionel Messi vit une découverte compliquée de la Ligue 1 acec le PSG, qu’il a rejoint l’été dernier dans un climat de folie. Son premier match à Reims a provoqué une liste d’attente interminable chez les supporters locaux qui voulaient voir la star en chair et en os. Sur le terrain, l’Argentin se heurte à une réalité statistique compliquée même s’il est le joueur le plus impliqué dans une action ayant abouti sur un tir. Cela se passe mieux en Ligue des champions avec cinq buts en cinq matchs. « Si vous regardez les chiffres de Messi, ses six premiers mois sont incroyables, l’a défendu Leanordo, directeur sportif du club. Lui et Kylian Mbappé ont participé à presque tous les buts du club. Il est déterminant et décisif. Nous n’avons pas pris Messi pour faire le show à chaque match. Avec lui, c’est sûr que nous sommes plus compétitifs. Il peut décider à chaque match. »

Lyon patine

Un mercato emballant (Shaqiri, Boateng, Emerson) et l’arrivée d’un nouvel entraîneur (Peter Bosz) porté sur le jeu avaient enthousiasmé l’été des Lyonnais. A mi-saison, ils ont peu déchanté avec une 13e place, des matchs inégaux et un directeur sportif (Juninho) sur le départ après deux ans et demi mitigés. L’OL a reçu des claques à Angers (3-0) et Rennes (4-1), et vient de conclure 2021 sur une série de quatre matchs sans victoire qui le plonge à neuf points du podium. Le club a aussi été pénalisé par ses supporters et la perte d’un point sur tapis vert après les débordements face à l’OM. La situation est préoccupante malgré une qualification en 8e de finale de la Ligue Europa. Peter Bosz regrette le manque de concentration de ses joueurs, qui ont souvent concédé des égalisations en fin de match. Le technicien néerlandais peut aussi se faire du souci pour son avenir.

Ramos, Shaqiri, Kluivert, Gerson

La Ligue 1 a attiré plusieurs stars l’été dernier mais toutes n’ont pas vraiment répondu aux attentes à l’instar de Sergio Ramos, longtemps. Le défenseur espagnol n’a joué que deux matchs de Ligue 1 avec le PSG pour une expulsion. Son partenaire Georginio Wijnaldum n’a pas davantage convaincu. Idem pour l’une des recrues stars de l’OL, Xherdan Shaqiri, peu décisif (1 but) et moins utilisé par Peter Bosz. Justin Kluivert (Nice) commence peu à peu à trouver ses marques mais reste discret (2 buts). Recruté contre 25 millions d’euros par l’OM, Gerson commence à fructifier la confiance inconditionnelle de Jorge Sampaoli après de nombreux matchs quelconques.



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Pied droit en or, pas de grigri, pas de chichi, un crochet une frappe et nous fermons le jeu, catenaccio :)