187 ! C’est le nombre de penalties qui ont été sifflés en Serie A lors de la seule saison 2019/2020. La Liga s’était aussi distinguée avec 148 penalties sifflés la saison passée. Ces chiffres en hausse ont un impact direct sur les performances des équipes mais également sur celles des joueurs qui peuvent gonfler leurs statistiques de buts. Encore faut-il savoir bien tirer un penalty.

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Ce n’est justement pas une chose si aisée compte tenue des statistiques qui indiquent que près de 25% des penalties sont ratés en moyenne, ce qui revient donc à 1 penalty manqué sur 4. Une statistique qui s’est stabilisée lors de ces deux dernières décennies et qui prouve que la marge de progression reste encore énorme concernant cet exercice si particulier, qui mobilise autant de facultés purement techniques que mentales.

Une bataille mentale

« Pour bien frapper un penalty, il faut tout simplement le répéter à l’entraînement. On peut avoir des préférences, une aisance technique mais la confiance passe forcément par l’entraînement. Il faut donc consacrer quotidiennement du temps pour travailler les penalties. Quand je dis quotidiennement, ce n’est pas forcément tous les jours mais au moins deux fois par semaine pendant 15 minutes. Trouver des bonnes sensations et être aligné. Je parle plus précisément d’un alignement cerveau/cœur/corps. Le travail de préparation concerne aussi l’analyse des statistiques et de la vidéo. Connaître les préférences du gardien de but que l’on va affronter. Il y a également un travail de préparation mental à effectuer et notamment la gestion des émotions », indique Pascal Grosbois, entraîneur spécialisé dans les coups de pied arrêtés.


Cette partie mentale évoquée est effectivement essentielle car le penalty, comme un lancer franc au basketball, est censé être une façon très facile de marquer, ce qui peut paradoxalement augmenter la peur d’échouer (honte de manquer un but facile, de faire perdre son équipe, d’être la risée de ses supporters). Comme un lancer franc, le penalty est une phase de jeu complètement à part, arrêtée, où tous les yeux sont braqués sur vous et où il n’y a pas d’autre échappatoire que de marquer.

Pour se sortir de cette situation qui peut être insupportable, certains joueurs tournent le dos au gardien avant de frapper ou se précipitent dès le coup de sifflet de l’arbitre mais ces stratégies d’évitement s’avèrent peu efficaces comme l’a démontré Geir Jordet, professeur à l’école norvégienne des sciences sportives qui a réalisé de nombreuses études sur les penalties. « Attendre cinq ou dix secondes peut aussi amener le tireur à penser à plus de paramètres qu’il n’en a besoin, à détailler tous les mécanismes de sa performance. Mon conseil, c’est uniquement de s’assurer que le tireur ne va pas bâcler sa frappe. Par exemple en vérifiant qu’il respire un grand coup avant d’y aller. Cela représente une seconde ou une seconde et demie, et c’est largement suffisant », conseille Jordet dans le livre Onze mètres de Ben Lyttleton.

La loi des séries

Les penalties obéissent généralement à la loi des séries. Comprenez qu’un échec appelle un autre échec voire une longue séries d’échecs. Regardez Antoine Griezmann, qui avait enchaîné 11 pénalties réussis, avant ses trois échecs consécutifs avec l’équipe de France. Regardez aussi l’équipe nationale d’Angleterre, qui avait perdu 5 séances de tirs au but consécutives entre 1990 et 2012. InStat, spécialisée dans la récolte de statistiques avancées, avait illustré cette tendance en 2019 à travers une étude spécifique sur les penalties. Selon InStat, un joueur a 23,58% de chances de rater un penalty après un premier échec. Un pourcentage qui augmente à 25,07% après deux échecs consécutifs et à 36,36% après 3 échecs de suite. Ce qui nous rappelle la soirée cauchemardesque de Martin Palermo, qui avait manqué 3 penalties consécutifs dans le même match lors d’un Argentine-Colombie en juillet 1999.

Antoine Griezmann


L’inverse est aussi vrai puisqu’un joueur qui arrive à enchaîner les réussites a tendance à augmenter ses chances de marquer son penalty suivant (les joueurs qui marquent au moins 10 penalties consécutifs ont 79,02% de marquer leur suivant, par exemple). Lutter contre un blocage psychologique après un ou plusieurs échecs précédents n’est donc pas évident d’autant plus que parfois, l’entraînement ne suffit pas. En réalité, il est impossible de reproduire à 100% les vraies conditions de pression que génère un penalty pendant un match. La mise en place d’une vraie stratégie mentale paraît indispensable pour se retrouver dans un état de confort et de sécurité avant de s’exécuter. C’est pourquoi les meilleurs tireurs de penalty ont toujours la même routine : un ballon placé à un certain endroit, le même nombre de pas d’élan, la même orientation du corps, la même course, le même langage corporel.

Quand le statut d’un joueur peut être un handicap

Être un joueur de renommé mondial ou être le plus gros talent de son effectif n’est d’aucune aide lorsqu’il s’agit de tirer un penalty. À ce jour, Messi a inscrit 77,69% des penalties qu’il a tirés, soit à peine plus que la moyenne. Cristiano Ronaldo, qui a manqué 27 penalties dans sa carrière, s’est nettement amélioré dans cet exercice avec 83,13% de réussite après avoir connu onze échecs entre le 10 octobre 2014 et 29 avril 2017. Dans le livre Onze mètres, le journaliste anglais Ben Lyttleton rappelait ô combien des grands joueurs comme Diego Maradona, Roberto Baggio avaient des difficultés dans cet exercice particulier.

Argentine Lionel Andrés Messi Cuccittini


Dans ses études, Geir Jordet avait aussi démontré que les joueurs « gradés » (qui avaient reçu des distinctions individuelles) ne convertissaient que 59% de leur penalty. Ceci s’explique une nouvelle fois par une barrière psychologique et la peur d’échouer dans un exercice a priori très facile lorsque l’on a un certain statut à défendre. « Les joueurs gradés ont plus à perdre que les autres, par conséquent ils ratent davantage que les autres. (…) Ces individus seront plus sujets que les autres à un surcroît de pression et auront besoin de mettre en place un dispositif de protection au moment de frapper un penalty », détaille Geir Jordet toujours dans Onze mètres.

Où viser ?

Dans son étude, InStat a aussi dévoilé des chiffres qui pourrait grandement aider les tireurs de penalty. Selon les statisticiens, l’endroit le plus efficace pour marquer est en haut gauche du but (à droite du gardien) avec 83,53% de chance de trouver le fond des filets. On retrouve ensuite le petit filet droit avec 83,35% de chance de marquer puis le petit filet gauche avec 82,95% de chance de marquer. Ensuite, on retrouve la partie supérieur du but droit avec 77,59% de chance de marquer et enfin le centre du but avec seulement 71,51% de chance de marquer.

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Les statistiques avancées nous révèlent aussi que les tirs en hauteur sont rarement directement arrêtés par les gardiens mais généralement non cadrés. Pour les tirs en haut à gauche, il n’y a seulement 0,17% d’arrêts et 16,63% de tirs hors cadre. Pour les tirs en haut à droite, il n’y a que 0,43% d’arrêts mais 27,19% de tirs non cadrés (dont 20,63% sur le poteau ou la barre transversale). Enfin, les tirs au centre du but ne comptabilisent que 1,30% d’arrêts et 27,19% de tirs non cadrés (dont 20,63% sur la barre transversale).

Que comprendre de ces chiffres ? Tout d’abord, que tirer un penalty en hauteur est quasiment impossible à arrêter pour un gardien mais que les chances de manquer le cadre sont plus fortes. C’est sans doute cette peur de rater la cadre, plus humiliante qu’un arrêt du gardien, qui pousse les joueurs à jouer la carte de sécurité avec des tirs à ras-de-terre du plat du pied, qui ont paradoxalement aussi plus de chance d’être arrêtés par les gardiens. « Normalement à 11 mètres du but, chaque joueur professionnel devrait être capable de tirer en lucarne, surtout avec entraînement régulier », nous répète Pascal Grosbois.

InStat a aussi précisé que les tirs en force ont 28,11% de chances d’être loupés, contre 26,11% pour les tirs moyennement puissant et 25,56% pour les tirs en finesse. Il faudrait donc privilégier les tirs en hauteur et en finesse pour augmenter ses chances de réussite. La panenka n’est donc pas une manière d’humilier le gardien mais bien d’une technique redoutable et globalement efficace.

Italie


« Ce n’était absolument pas pré-déterminé. J’ai dû trouver la meilleure solution pour réduire la marge d’erreur au minimum. J’ai senti que c’était le geste à faire pour être au plus près possible des 100% de réussite. Ce n’était pas pour faire le cake. Ce n’est pas mon genre. (…) C’était la chose la moins dangereuse à faire à ce moment précis. C’était à la fois le geste le plus sécurisant et le plus efficace. Mes partenaires m’ont dit après coup que j’étais timbré. Ils étaient étonnés. Moi pas : je savais pourquoi j’avais fait ça », avait indiqué Andrea Pirlo après sa panenka en quart de finale de l’Euro 2012 contre l’Angleterre.

Il est aussi important de noter que la majorité des gardiens sont influencés par le biais de l’action, qui les pousse à se jeter presque automatiquement sur un côté plutôt que de rester au centre du but, pour se soulager psychologiquement en « ayant tenté quelque chose plutôt que de rester immobile ». Les frappeurs de penalty l’ont bien compris et certains sont devenus experts du timing et de l’observation du gardien de but.

Ralentir sa course d’élan, une solution efficace ?

Il y a quelques années, les paradinhas étaient la marque déposée des Brésiliens au moment de tirer un penalty. Cette façon de tirer se résumait à marquer un gros temps d’arrêt avant de frapper le ballon quitte à feinter un tir. Officiellement interdit par la Fifa en mai 2010, les paradinhas ont laissé place à une variante qui consiste à saccader sa course d’élan pour casser le rythme du gardien et le pousser à anticiper sur un côté avant la frappe. Plusieurs joueurs sont devenus des spécialistes en la matière avec des taux de réussites élevés dont Jorginho et Neymar.

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Le milieu de terrain de Chelsea, qui a récemment raté un penalty contre Liverpool, a fait de son petit saut de cabri juste avant de tirer une véritable marque de fabrique, qui a aussi été adopté par le Portugais Bruno Fernandes. Le but de ce petit saut est justement d’inciter le gardien de but à bouger et à indiquer, à travers l’orientation de ses appuis et de son corps, où il va plonger. Ainsi les penalties réussis par les deux joueurs le sont généralement en prenant à contre-pied le gardien. La parade pour les portiers demeure de ne pas du tout bouger avant la frappe, comme l’a confessé Alisson Becker après avoir arrêté le penalty de Jorginho : « je l’ai étudié et j’ai vu comment il réussissait à marquer la majorité de ses penalties. Il n’a pas de côté préférentiel vu qu’il attend que le gardien bouge pour choisir où frapper. J’étais content de pouvoir attendre vraiment le dernier moment avant de choisir un côté et arrêter son tir. »

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Comme Jorginho, Bruno Fernandes effectue un saut avant de tirer dont le but est d’inciter le gardien à anticiper sur un côté avant le contact avec le ballon

Neymar est également devenu un expert des courses saccadés lors de ses penalties. Il attend aussi le dernier moment avant de choisir un côté. En attendant le tout dernier moment avant de plonger, Stéphane Ruffier avait largement contribué à ce que le Brésilien rate son penalty en touchant le poteau lors du match de Ligue 1 entre AS Saint-Etienne-PSG, en décembre 2019.

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Lorsqu’il tire un penalty, Neymar garde les yeux rivés sur le gardien de but afin de le prendre à contre-pied en cas d’anticipation

Globalement, changer de rythme pendant sa course d’élan est efficace. Le meilleur tireur de penalty actuel, l’Allemand Max Kruse, qui n’a toujours pas raté de penalty dans sa carrière et qui est toujours sur série de 29 réussites de suite, a aussi la particularité de ralentir sa course avant de tirer comme Robert Lewandowski, un véritable expert de la discipline avec 51 buts marqués sur penalty et 91,1% de réussite.

Les secrets ultimes pour marquer un penalty

Bon, au final, y a-t-il une recette magique pour marquer tous ses penalties ? Sans doute pas même si certains experts de la discipline nous ont donné des pistes. « En tant que droitier, mon intention première a toujours été de tirer à gauche du gardien. Donc de mon côté droit. De cette manière, je pouvais me donner plus d’angle en brossant le ballon. Avec l’effet, la balle pouvait s’éloigner du gardien avant de revenir vers le but. De l’autre côté, c’était l’inverse qui se produisait avec un ballon plus proche de lui et donc plus facile à arrêter. La deuxième raison qui m’incitait à tirer sur mon côté droit, c’est parce qu’il était aussi plus facile pour moi de changer de côté au dernier moment en fermant mon pied si je voyais le gardien du but anticiper vers mon côté préférentiel. L’inverse est beaucoup plus difficile à faire et peut même provoquer des blessures », avait livré Matt Le Tissier, l’ancienne machine à but de Southampton qui n’a raté qu’un seul penalty en carrière sur 48 tentatives.

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Le conseil de Matt Le Tisier est de toujours privilégier les frappes en ouvrant le pied avant de s’élancer et éventuellement changer de côté au dernier moment si le gardien anticipe

« Un joueur peut avoir une préférence mais la clé reste l’entraînement et le perfectionnement. Parce que c’est ça qui va donner de la confiance au joueur. Un penalty bien tiré, fort et bien placé, est inarrêtable pour un gardien », nous assure de son côté Pascal Grosbois. Pour Yaya Touré, 11 penalties marqués sur 11 tentés lors de son passage à Manchester City, choisir un côté avant de s’élancer et s’y tenir est très important pour ne pas s’embrouiller l’esprit comme il l’a expliqué sur la chaîne Youtube des Skyblues en 2017. En précisant : « si le gardien est petit, je n’ai qu’à bien tirer dans un coin. Face à un gardien plus grand, je tire plus fort pour ne lui donner aucune chance de l’arrêter. »

InStat ajoute également des données précieuses. Au niveau de la prise d’élan, les joueurs qui effectuent 5 pas avant de tirer ont 31,38% de voir leur tir arrêté contre seulement 22,37% pour ceux qui prennent plus de 5 pas d’élan et 26,54% pour ceux qui n’en prennent que quatre. La société d’analyse indique aussi qu’une course d’élan rapide débouche sur 28,74% d’échec, contre 27,94% pour une course lente et 26,09 pour une course intermédiaire. Il faudrait privilégier plus de 5 pas d’élan avec une course ni trop rapide ni trop lente. InStat détaille aussi que les joueurs qui regardent le gardien avant de frapper ont 75,96% de chance de marquer leur penalty contre 69,25% pour ceux qui regardent uniquement le ballon. Enfin, il serait préférable de frapper au-dessus de l’épaule gauche des gardiens puisque seulement 16,67% d’arrêts sont effectués dans ces conditions.

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Au niveau du langage corporel, il faut éviter de montrer des signes de nervosité comme le fait d’avoir un regard fuyant ou celui de se précipiter. Adopter une « poker face », sans émotion particulière, est une solution adaptée comme celle de mettre en place une routine personnelle et individualisée qu’il faut répéter régulièrement. Contrôler sa respiration à travers des exercices quotidiens est aussi envisageable pour se recentrer sur le moment présent en tout circonstance (afin d’éviter de s’éparpiller dans des souvenirs, des pensées ou des projections négatives), comme le fait de questionner ses doutes et ses peurs en relativisant les échecs (en moyenne 1 penalty sur 4 est manqué donc ce n’est pas une catastrophe ou honteux d’en manquer un) et refaire du penalty un jeu dans un jeu (se recentrer sur le jeu plutôt que l’enjeu).

Dave Brailsford, directeur de la performance au sein de la fédération britannique de cyclisme et qui aussi collaboré avec des équipes de football, préconise une préparation particulière et de se recentrer sur le moyen plutôt que le résultat, comme il l’a confié dans Onze mètres : « le joueur sait ce qu’il a à faire. Cela lui fait une chose à moins à penser. Il se concentra sur le processus, pas sur le résultat espéré. À aucun moment il n’aura la latitude de se dire : “Oh merde, je fais quoi maintenant ?” Il a répété le geste encore et encore. Il a travaillé sa routine au quotidien. Tout est naturel pour lui maintenant. Placer le ballon avec soin, prendre quatorze pas d’élan, trois grandes respirations, deux pas de côté, attendre le coup de sifflet, respirer à nouveau. C’est le processus de pensée qu’il faut développer pour chaque joueur sans exception. »

Quid des tirs au but

Les tirs au but sont un exercice à part dans le football. Le contexte est complètement différent par rapport à un penalty sifflé au cours d’un match. Tout d’abord, il y a le fait que la séance des tirs au but survient après 120 minutes d’effort et que la fatigue est à son maximum. Il faut aussi prendre en compte ces longues minutes d’attente près des bancs de touche puis sur le rond central avant cette longue marche vers le point de penalty pour tirer, qui peut être propice à une surcharge de pensées parasites. Contrairement à un penalty tiré en match, il n’y a pas de rebond et donc de possibilité de marquer après un arrêt du gardien, ce qui ajoute une pression sur les épaules du tireur. Il y a enfin le côté brutal de l’exercice. À la fin, il n’y aura pas de match nul, c’est-à-dire que l’un des tireurs va forcément rater et contribuer à l’élimination de son équipe. « Cela revient à placer la balle dans le chargeur et à demander à chacun d’appuyer sur la gâchette. Quelqu’un est condamné d’avance, tout le monde le sait. Et celui sur lequel ça tombe finit en morceaux », avait résumé Franck De Boer, l’ancien capitaine des Pays-Bas devenu entraîneur.

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Cette pression de faire perdre son équipe explique sans doute pourquoi un frappeur a plus tendance à rater le tir de la survie (s’il marque, la séance de tirs au but se poursuit, s’il rate c’est fini) plutôt que le tir de la gagne (s’il marque, la séance de tirs au but est finie, s’il rate, elle continue). D’où le léger avantage de tirer en premier lors d’une séance de tirs au but comme les chiffres le confirment, avec 52% de chance de remporter une séance en tirant en premier.

« La différence à la fin vient du degré d’excitation et de la fatigue. Honnêtement, personne ne peut prétendre à se préparer à ça. S’entraîner aux tirs au but dans la semaine, c’est inutile, tout simplement. Le penalty est la seule compétence du footballeur qui n’est pas du football » pestait Johan Cruyff. Pour tenter de reproduire des conditions similaires à celles d’un vrai match finissant aux tirs au but, le sélectionneur tchécoslovaque Vaclav Jezek avait, en marge de la finale de l’Euro 1976, organisé une séance de tirs au but à l’entraînement en invitant 10 000 supporters et il les avait incitait à siffler les joueurs pour les sortir de leur bulle. Le résultat a été probant avec une victoire de la Tchécoslovaquie contre l’Allemagne de l’Ouest aux tirs au but sur la fameuse « Panenka » d’Antonin Panenka pour sceller la victoire des siens…

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