Philippe Tournon, ancien chef de presse de l’équipe de France pendant plus de trente ans, était l’invité d’Apolline Matin sur RMC, ce mardi. Il donne les recettes d’une Coupe du monde réussie même s’il a quelques doutes sur les chances des Bleus. Il explique aussi que les joueurs doivent respecter les règles à partir du moment où ils ont accepté de se rendre au Qatar.

Il a pris sa retraite en 2018 sur son deuxième sacre mondial. Quatre ans plus tard, Philippe Tournon, ancien chef de presse de l’équipe de France pendant plus de trente ans, reste un témoin privilégié à une semaine tout juste du premier match des Bleus lors de la Coupe du monde au Qatar, contre l’Australie. Invité d’Apolline Matin sur RMC ce mardi, il s’inquiète un peu pour les chances des Bleus.

« Un monde d’incertitude »

« On a un gros potentiel mais il faut voir les choses lucidement, confie-t-il. La charnière centrale de la Coupe du monde 2018 Varane-Umtiti n’est plus là. Varane est chancelant, Kimpembe est forfait et remplacé par Axel Disasi qui n’a jamais joué en équipe de France. Le milieu de terrain de 2018 Pogba-Kanté-Matuidi, ciao! Devant, si tout va bien et s’ils sont en forme, on a la bombe atomique. Mbappé-Benzema, on peut prendre trois buts par match et ils peuvent en marquer quatre. »

Il tente aussi de lire entre les lignes de Didier Deschamps qui a assuré que la sélection de dernière minute de Marcus Thuram n’avait aucun lien avec des possibles doutes sur l’état de forme de Karim Benzema. « On n’est pas forcé de le croire non plus, sourit-il. Pourquoi ne l’a-t-il pas annoncé dans la première liste? Tout ce qui se passe est assez classique mais nous plonge dans un monde d’incertitude. »

« Les joueurs, à tort ou à raison, ont dit: ‘on y va’. A ce moment, on respecte les règlements. »

L’ancien chef de presse rebondit aussi sur le choix de Hugo Lloris de ne finalement pas porter le brassard pour défendre les droits LGBT. « Je ne suis plus dans le circuit donc j’ai une liberté de parole et de ton totale, confie-t-il. A partir du moment où la Fédération a accepté de s’engager dans la Coupe du monde et où les joueurs acceptent la sélection, ce n’est plus le moment de dire: ‘j’ai des scrupules, je veux porter le brassard LGBT’. La Fédération, à tort ou à raison, a dit: ‘on y va’. Les joueurs, à tort ou à raison, ont dit: ‘on y va’. A ce moment, on respecte les règlements. »

Malgré ses doutes, Tournon donne quelques recettes pour réussir ce Mondial. « Tenir le groupe soudé, c’est à dire raboter un peu les egos qui dépassent et promouvoir un peu ceux qui sont un peu en retrait et veiller à ce que les joueurs qui ne jouent pas ou sont blessés ne décrochent pas. Mais c’est là qu’il y a le moins d’inquiétude parce que Didier est un manager moderne comme je n’en ai pas vu d’autres. Manager son groupe, trouver les bons mots aux bons moments, je n’ai pas d’inquiétude mais il y a beaucoup d’incertitude. »

Il suivra tout ça de loin puisqu’il a décidé de ne pas se rendre au Qatar par choix et conviction face à cette « ineptie » d’organiser la compétition dans ce petit pays du golfe. « J’ai des propositions mais n’irai pas au Qatar quoi qu’il arrive, confie-t-il. C’est la première fois que, de mon propre chef, même quand je n’étais plus à la Fédération lors de la Coupe du monde 2006 en Allemagne, j’avais assisté à tous les matchs. »



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Pied droit en or, pas de grigri, pas de chichi, un crochet une frappe et nous fermons le jeu, catenaccio :)