Au lendemain du match nul concédé par l’Olympique Lyonnais face à Metz, Peter Bosz s’est exprimé au micro d’OL Play pour revenir sur les mauvais résultats du club, ses doutes en début de saison et sa confiance quant à l’avenir.

Peter Bosz ne s’imaginait pas en deuxième partie de tableau à la mi-saison, mais l’OL n’arrive toujours pas à enchaîner, en témoigne le match nul concédé au Groupama Stadium, mercredi soir contre Metz. L’entraîneur lyonnais s’est donc exprimé sur l’OL Play pour détailler les manques de son équipe, les quelques satisfactions, aussi, le challenge qui se dresse face à lui et le mercato à venir.

· Les carences de l’OL

À la moitié du championnat, Peter Bosz a conscience des points faibles de son équipe mais n’a pas encore trouvé la solution. « On n’arrive pas à être stables, à bien jouer pendant 90 minutes. Hier, avant le match (contre Metz), on a parlé entre nous, on s’est dit qu’il fallait tout donner, que c’était le dernier match de l’année. Et je n’ai pas vu ça ensuite. C’était à l’image de notre saison jusque-là. Des gens m’ont dit que c’était déjà le problème ici depuis des années, que l’équipe n’était pas régulière, qu’elle n’arrivait pas au bon moment à faire des bonnes prestations. »

« (Est-ce que c’est inquiétant?) Bien sûr. Pour avoir des résultats il faut être stable, mais on n’y arrive pas. Hier, mes assistants m’ont montré un classement des minutes où tu perds dans un match. C’est bizarre, mais on était les mieux classés, on est l’équipe avec le moins de minutes où on perd un match. Devant le PSG, l’OM, Rennes. Mais nous, on est 13e au classement. Il faut vraiment regarder quel est le problème. La concentration? L’entraîneur qui fait des mauvais changements ? Le joueur qui rentre et qui ne donne pas tout? »

« On peut connaître nos datas sur le plan physique. S’il y a des problèmes, on le voit tout de suite. Nous, on a beaucoup progressé, surtout avec notre jeu, parce que je veux beaucoup d’intensité, donc beaucoup de sprints. Pour ça, je sais que ce n’est pas un problème physique. Mais mentalement, au niveau de la concentration, si l’adversaire marque, est-ce que les joueurs sont vraiment dessus… Combien de fois on marque une minute avant que l’adversaire égalise? »

· L’investissement des jeunes et de Lopes

Si tous les cadres n’ont pas donné satisfaction à Peter Bosz sur ces premiers mois, l’entraîneur néerlandais a souligné le comportement des plus jeunes joueurs. « Je suis très content des jeunes joueurs qui ne débutaient pas en début de saison mais qui tout doucement sont rentrés dans l’équipe : Malo Gusto, Castello Lukeba. Des joueurs de 18 ans, 19 ans, mais qui jouent bien, à mon avis qui sont stables. Bien sûr il leur arrive de faire une grosse faute, comme Malo contre Bordeaux, ça c’est l’expérience. Mais leur mentalité est impressionnante. »

Anthony Lopes est aussi l’un des joueurs les plus en vue côté lyonnais cette saison, pas un bon signe pour son coach. « Ça veut tout dire. Quand on dit que le gardien de but est le meilleur joueur, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas. On est 13e, mais je pense que sans Anto, on serait encore plus bas. »

· Son avenir à l’OL

L’entraîneur de l’OL ne fuit pas ses responsabilités après ce mauvais début de saison. « C’est moi (le responsable). Parce que j’ai mis les joueurs sur la pelouse. Je ne dis jamais que les joueurs font des mauvaises choses, je dis « nous », je fais partie de l’équipe. Comme entraîneur, tu es toujours responsable. »

Alors, Peter Bosz est-il en danger? Il assure que non. « Heureusement ici, en ce moment ce n’est pas le cas. En conférence de presse ces derniers temps, la question m’est posée de savoir si j’ai peur pour mon poste. Je sais, ça fait longtemps que je suis dans le métier, que dans les grands clubs comme l’OL, il faut gagner. Quand tu ne gagnes pas, un jour c’est fini. Mais heureusement ici il y a des gens qui regardent plus loin. Depuis cinq mois que je suis là, beaucoup de choses se sont passées mais je vois comment on va sortir d’ici, où je veux arriver avec le football et avec les résultats. J’ai pleinement confiance et je vois vraiment comment on va le faire. »

· Ses doutes passés et son ambition

En début de saison, Peter Bosz a été surpris par l’investissement de l’équipe à l’entraînement. Aujourd’hui il se voit faire remonter l’OL en haut du tableau, mais il n’oublie pas ses doutes, à son arrivée. « C’est ma responsabilité de sortir de là. Je vois ça comme un challenge. Quand je suis arrivé ici, c’était la première fois que je me suis demandé si j’allais arriver à faire le jeu qu’on aime dans ce groupe. Parce que l’intensité à l’entraînement n’était pas là. À mon avis, pour être meilleur, il faut tout donner à l’entraînement pour arriver au stade et jouer à 100%. Au début de saison, je n’ai pas vu ça et si tu n’as pas cette mentalité, tu n’y arriveras pas avec seulement le talent. »

« Mais petit à petit, on a fait des matchs pas mal, où on a gagné, où on a bien joué, où on était dominants. Au début, je me suis dit ‘Pfiou, est-ce qu’on va y arriver?’ Mais en même temps on s’est dit si on y arrive, c’est quelque chose de spécial. Notre position actuelle, ce n’est pas l’OL. Je ne connais pas ça non plus comme entraîneur. Mais quand on va sortir de là et arriver à la position où on doit être, ce sera un beau challenge réussi. »

· Le mercato à venir

Interrogé sur le mercato d’hiver de l’OL, le coach lyonnais n’a pas voulu laisser filtrer la moindre information. « Avec le départ de Juninho, c’est une autre organisation », a-t-il seulement concédé. Mais à la question de savoir s’il se passera des choses durant la fenêtre de transferts, Bosz a été clair: « Il faut ». Ce sera aussi le travail du club que de montrer sa capacité à bien recruter même sans Juninho (mais avec Bruno Cheyrou, tout juste nommé conseiller technique et directeur du recrutement masculin et féminin).



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Pied droit en or, pas de grigri, pas de chichi, un crochet une frappe et nous fermons le jeu, catenaccio :)