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La saison 2019/2020 du championnat espagnol ne restera probablement pas dans les annales. Les locomotives du championnat ont toutes été à un niveau inférieur à ce qui était attendu, tant en termes de résultats que de jeu proposé. Séville est peut-être la seule équipe qui a répondu aux attentes, voire la seule formation qui a même fait mieux que ce qu’on pouvait penser avec ce nouveau cycle entamé par Julen Lopetegui. En revanche, de nombreuses individualités ont brillé, comme nous vous l’avions expliqué dans notre équipe type de la Liga 2019/2020, de Jesus Navas à Karim Benzema en passant par Santi Cazorla et l’inévitable Lionel Messi. Mais il y a aussi eu de grosses déceptions, particulièrement parmi les joueurs qui ont changé de club l’été dernier. Dans les cages, Jasper Cillessen (Valence) a par exemple eu du mal à s’affirmer, à tel point qu’à plusieurs reprises au cours de la saison, son remplaçant Jaume Domenech a été aligné à sa place. Bien loin de ce qu’on avait pu voir avec le FC Barcelone, où Neto, ancien de Valence justement, a aussi eu du mal à rééditer ses prestations antérieures.

En défense, plusieurs joueurs ont aussi déçu. Junior Firpo, le défenseur gauche du FC Barcelone, était arrivé en Catalogne avec l’étiquette de futur latéral gauche de la Roja, et il a déçu. Où est passé le Firpo qu’on avait vu au Betis, très offensif, déboulant de façon incessante sur son flanc ? Surtout quand on sait qu’en janvier, il a retrouvé son ancien coach, Quique Setién… Sur le côté droit, un autre joueur a déçu, mais à Valence cette fois. Thierry Correia (Valence) était lui aussi annoncé comme une potentielle référence à son poste et un international lusitanien en puissance. Il avait tout de même coûté 15 millions d’euros aux Ches. Le joueur de 21 ans a finalement eu un temps de jeu anecdotique, avec quatre petites apparitions en championnat, et a été moyen quand il a joué. Dans l’axe de la défense, la Rédaction FM a misé sur Mario Hermoso, le défenseur central de l’Atlético, déjà international et arrivé de l’Espanyol. L’Ibère a clairement déçu, relégué au quatrième rang dans la hiérarchie, et quand il a dû dépanner en tant que latéral gauche, il a eu énormément de mal. Pour l’accompagner, nous avons désigné celui qui a été son remplaçant à Barcelone, Fernando Calero. Convoité par de nombreux clubs européens, l’ancien de Valladolid avait misé sur l’ambitieux projet catalan. Mais comme l’ensemble de ses partenaires, il n’a pas été au niveau attendu…

De nombreux flops devant

Dans l’entrejeu, les joueurs qui ont flopé sont plutôt rares. Mais Gonzalo Melero (Levante) doit être de la partie. Brillant avec Huesca la saison dernière, le joueur formé au Real Madrid n’a pas su s’imposer dans le milieu de terrain de Levante, où tout le monde s’accordait à dire que son arrivée était un sacré coup. En 25 rencontres de Liga (14 titularisations), il a été éclipsé par des partenaires comme José Campaña. Pour l’accompagner, on retrouve Denis Suarez (Celta), bien connu des fans du ballon rond espagnol. Contrairement à son acolyte Rafinha, l’ancien du Barça et de Séville n’a pas été au niveau escompté, ayant trop peu d’influence dans le jeu. 16 millions d’euros clairement pas rentabilisés pour son club. Et dans ce 4-4-2 résolument offensif pour lequel nous avons opté, on retrouve logiquement, sur les ailes, deux des trois grosses opérations du dernier mercato : Eden Hazard (Real Madrid) et Antoine Griezmann (FC Barcelone).

Le Belge, certes handicapé par les blessures, n’a pas été à la hauteur de son statut de nouveau galactique. Lorsqu’il a pu enchaîner les matchs, il a montré de belles choses, mais loin de ce que doit être un playmaker d’un tel club. Quant au Français, inutile de revenir sur ses problèmes de cohésion et d’adaptation à l’équipe catalane. Lorsqu’il est arrivé l’été dernier, on s’attendait à le voir se régaler avec Messi et Suarez, mais la réalité a été bien différente. João Félix (Atlético de Madrid) aurait pu être dans ce onze, mais on attendait logiquement plus des deux stars citées ci-dessus que du jeune Portugais, qui n’a d’ailleurs pas été aussi mauvais que certains peuvent le penser. En pointe, difficile de ne pas évoquer le cas Luka Jovic (Real Madrid). Le Serbe, arrivé contre 60 millions d’euros et une étiquette de serial buteur, peu utilisé par Zidane, pas au niveau quand il a eu sa chance et au cœur de polémiques extra-sportives. Pour boucler ce onze, un joueur un peu moins médiatique peut-être, mais qui avait suscité de sacrées attentes au Betis : Borja Iglesias. Après une saison à 18 buts à l’Espanyol et un transfert de 28 millions d’euros, conséquent pour un club de ce statut, il n’a pas réussi à rééditer ses exploits en Andalousie, avec trois petits buts en trente-cinq journées de Liga…



Source de l’article, Max Franco Sanchez 2020-07-22 17:00:36

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