Dans un entretien au Progrès ce lundi, François-Noël Buffet, co-président de la commission d’enquête du Sénat, revient sur l’affaire qui a suivi le chaos survenu au Stade de France lors de la dernière finale de Ligue des champions. Le sénateur pointe du doigt la responsabilité de Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur qui a « raconté des conneries ».

Gérald Darmanin avait fini par présenter ses excuses, un mois après le chaos survenu au Stade de France lors de la dernière finale de Ligue des champions, assumant par ailleurs « une part de responsabilité ». Un avis que partage François-Noël Buffet, co-président de la commission d’enquête du Sénat, qui est revenu ce lundi sur l’influence du ministre de l’Intérieur dans l’affaire qui a suivi.

« Le problème majeur vient du ministre de l’Intérieur, qui a menti. Suite aux évènements, il a raconté des conneries, pointe le sénateur (LR) dans un entretien au Progrès. C’est ce qui a mis le feu aux poudres. S’il avait parlé d’erreurs, en s’excusant, il n’y aurait pas eu d’affaire. »

Pour rappel, de nombreux incidents avaient éclaté en marge du Stade de France, retardant par ailleurs le coup d’envoi du match entre Liverpool et le Real Madrid. De nombreux supporters anglais n’avaient pas réussi à entrer pour la première période, là où d’autres personnes avaient forcé le passage.

« Les Anglais n’étaient pas responsables »

Buffet a également indiqué que seuls 2 800 faux-billets ont été comptabilisés, loin du chiffre avancé par Darmanin (entre 30 et 40 000, NDLR). « Il avait dit aussi que c’était la faute des Anglais, qui avaient mis le bazar. Ce n’est pas vrai, en réalité, a assuré le sénateur LR. Les Anglais n’étaient pas responsables. Ils n’y sont pour ien. C’est la mauvaise organisation qui a entraîné toutes les difficultés qui ont été rencontrées, en particulier les contrôles au stade. » 

S’il souhaite à l’avenir qu’un seul responsable « centralise tout », afin d’éviter « plusieurs responsables et plusieurs structures », François-Noël Buffet met en cause l’action des forces de l’ordre au cours de cette soirée, qui ont mal géré les actes de délinquance. « La délinquance n’a pas démarré le soir, elle a démarré dès midi, a noté le co-président. Il n’y a pas eu d’action de sécurité publique massive. Le Préfet a reconnu que sa priorité était le maintien de l’ordre, pas la sécurité publique. »

Ces dernières semaines, de nombreux acteurs ont été auditionnés par cette commission d’enquête, qui doit rendre son rapport le 13 juillet prochain.



Source link
rmcsport.bfmtv.com #coprésident #commission #denquête #charge #Darmanin

Auteur

Pied droit en or, pas de grigri, pas de chichi, un crochet une frappe et nous fermons le jeu, catenaccio :)