On le sait, Thomas Meunier (29 ans) n’a pas sa langue dans sa poche. Bon client pour les médias, le Belge n’hésite pas à dire sa vérité, quitte à parfois fâcher. Longuement interrogé par le Ruhr Nachrichten, le latéral droit l’a une nouvelle fois prouvé à l’heure de dresser le bilan de ses six premiers mois du côté du Borussia Dortmund, où l’international belge (44 sélections, 7 buts) est arrivé libre en provenance du Paris SG.

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«Je n’avais pas joué au football depuis sept mois après que tout a été fermé en France à cause du coronavirus. Tu n’oublies pas le football, mais après une si longue pause sans compétition, il m’a fallu revenir à mon niveau. La forme physique manquait, le rythme, le ressenti avec le ballon aussi. Au début, j’étais au plus à 75 pour cent. Il y avait des jours où j’avais de réelles difficultés à m’entraîner. Je ne savais même pas ce qui n’allait pas avec moi», a-t-il raconté, néanmoins content d’avoir pu accumuler les matches sous Lucien Favre, aujourd’hui parti et remplacé par Edin Terzic.

Aveu d’impuissance passagère

Perfectionniste, le Diable Rouge, actuellement blessé, n’est pas franchement satisfait de ses prestations d’ensemble. «Il me manque des statistiques offensives, je n’ai pas fait assez offensivement. Avec une équipe comme le Borussia Dortmund, en tant que défenseur, je dois être plus impliqué offensivement. Si je reste à un but et une passe, je serai déçu, et vous le serez probablement aussi», a-t-il expliqué, se souvenant aussi de son match sans face au Bayern Munich, en Supercoupe d’Allemagne. «Je me souviens avec horreur de cette scène lors de la Supercoupe de Munich, lorsque j’ai tiré au-dessus du but vide. J’ai regardé le ralenti 30 ou 40 fois et je me suis enfoncé dans mon canapé. Comment ai-je pu rater ça ? Normalement, je marque ce but les yeux fermés! Le fait est que ma confiance avait disparu», a-t-il avoué avant de poursuivre.

«Je me sens mieux depuis le début de l’année. Je crois fermement que je reviendrai à mon niveau précédent. (…) Le match contre Mayence, dans lequel j’ai marqué un but et obtenu un penalty, a probablement été mon meilleur match. Le sentiment revient, j’ai plus de confiance en moi, il y a plus de netteté dans mes actions», a-t-il lancé, sachant clairement le défi qui l’attend. «Je ne suis pas encore à 100%. Je dois devenir le Thomas Meunier que tout le monde attend. Je dois travailler sur moi-même, je le sais moi-même, car il ne s’agit pas simplement de jouer. Je veux aller de l’avant, aider l’équipe, faire la différence», a-t-il conclu. Après la parole, place aux actes pour Thomas Meunier.

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