Kheira Hamraoui s’est longuement confiée à BFMTV ce vendredi, en réaction aux derniers rebondissements de l’enquête sur son agression le 4 novembre 2021. Elle a exprimé ses doutes sur la campagne de dénigrement qui a suivi et qui pourrait avoir été orchestrée par son ancienne coéquipière Aminata Diallo.

Une femme « anéantie » mais bien décidée à reprendre le fil d’une carrière brisée par une sordide agression. Kheira Hamraoui s’est longuement confiée sur BFMTV ce vendredi quelques jours après les derniers rebondissements de l’enquête sur l’agression dont elle a été victime le 4 novembre 2021. Les policiers suspectent Aminata Diallo, sa coéquipière d’alors au PSG, de l’avoir orchestrée. Cette dernière a été placée en détention avant d’être remise en liberté sous contrôle judiciaire. Quatre hommes ont également été mis en examen pour « association de malfaiteurs » et « violences aggravées ». Deux ont été incarcérés et deux autres placés sous contrôle judiciaire.

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« Je ne pouvais pas passer de victime à coupable du jour au lendemain »

Diallo est aussi suspectée d’avoir menée une campagne de dénigrement contre sa coéquipière après l’agression, selon des documents audios collectés par les enquêteurs dans lesquels elle évoque Hamraoui en des termes insultants et menaçants. Interrogée sur le moment où elle a compris ce qu’il s’était passé, Hamraoui répond: « Comme tout le monde », en faisant vraisemblablement référence aux derniers rebondissements de l’enquête.

Elle parle de ses doutes nés pendant les mois suivants l’agression. « Quand j’ai vu cette cabale médiatique surprenante à mon encontre, j’ai compris qu’il y avait un truc louche, confie l’internationale française. Je ne pouvais pas passer de victime à coupable du jour au lendemain. Il ne faut pas oublier que je me suis fait tabasser par des hommes cagoulés à coups de barre de fer et, une semaine après, on me fait passer pour la coupable. Quand on avance, on se dit qu’il y a des choses pas claires et c’est ce que je voulais comprendre. »

Des rumeurs sur sa vie privée ont en effet fleuri durant l’enquête et semblent avoir largement participé à dégrader son image publique. « C’est certainement ça, reconnaît-elle. Ma vie privée me regarde, personne ne doit rentrer là-dedans. Ça fait mal de se faire salir, humilier par tout le monde, par des supporters et sur les réseaux sociaux avec un harcèlement terrible pour moi. J’ai l’impression d’avoir été victime deux fois. »

« Avant chaque match de championnat des choses horribles sur moi sortaient »

« La campagne de dénigrement est tout aussi puissante que mon agression, poursuit-elle. Je les mets au même niveau. C’était un peu surprenant qu’avant chaque match de championnat des choses horribles sur moi sortaient. Beaucoup de questions passaient dans ma tête. J’ai vécu dix mois de harcèlement, c’est terrible de voir son nom sali, le nom de mon papa qui n’est plus de ce monde. Qu’on salisse le nom de mon papa, ça m’a détruit, anéanti. Ça a été terrible pour ma famille. Vous voyez vos frères, votre maman souffrir, c’est horrible. Je le souhaite vraiment à personne. »

Elle refuse en revanche de s’exprimer sur sa proximité avec Diallo avec qui elle est partie en vacances avant l’agression. « Je n’ai absolument pas envie d’évoquer ça parce que je ne vois pas l’intérêt et l’utilité de parler de ce genre de choses », explique-t-elle. Elle livre toute de même sa surprise à la lecture des propos injurieux tenus par Diallo à son encontre parus dans les premiers rapports de l’enquête. « Ça fait mal de voir ce genre de parole, c’est cruel, méchant, conclut-elle. Je n’ai aucun commentaire à faire là-dessus. »



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