Endetté jusqu’au cou, le FC Barcelone va pourtant casser sa tirelire pour s’offrir Ferran Torres. Montant de l’opération: 55 millions d’euros, plus bonus. Une somme colossale qui logiquement interroge, mais peu largement se justifier. Explications.

L’officialisation de son transfert ne devrait plus tarder. Aperçu ce lundi matin à Barcelone pour y passer sa visite médicale, l’international espagnol Ferran Torres va quitter Manchester City dans le cadre de l’un des transferts les plus coûteux de la prochaine fenêtre des transferts. En direction du FC Barcelone, ce club pourtant endetté jusqu’au cou.

Dans un édito, le journaliste espagnol Marçal Lorente (Mundo Deportivo) résume parfaitement cette situation ubuesque. « Le Barça est passé, en 6 mois, d’une situation où il était fauché et incapable de payer ses salaires à un transfert de 55 millions plus 10 millions de variables à City pour signer Ferran Torres, qui pourrait être la signature la plus chère du mercato d’hiver. De la difficulté de faire signer (Dani) Alves à cause du plafond salarial, à l’arrivée de deux ou trois recrues en janvier. » Cette situation peut toutefois s’expliquer.

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La retraite forcée d’Agüero, une inattendue « bonne » nouvelle

Erigé en priorité par Xavi, Torres, pépite espagnole de 21 ans, présent et futur de sa sélection, a obligé les dirigeants catalans a cassé une tirelire que l’on pensait déjà en mille morceaux. La situation financière du Barça est urgente, ce n’est un secret pour personne: en octobre, sa dette atteignait les 1,35 milliard d’euros. Contracté en ce sens, le prêt de 595 millions d’euros accordé par Goldman Sachs en août dernier a surtout permis au club de réduire l’étendue de ce gouffre. Lui offrant au passage la possibilité d’émettre jusqu’à 70 millions d’euros de dettes supplémentaires. Cela constitue un premier élément.

Le deuxième, et pas forcément planifié au départ par les dirigeants barcelonais, c’est le départ forcé à la retraite de Sergio Agüero. Et avec lui, les économies de salaires réalisées, pas anodines lorsque l’on sait que l’Argentin émargeait à 5 millions d’euros annuels jusqu’en 2023. Une année de son bail est donc économisée, soit 5 millions d’euros. Torres arrive aussi pour compenser numériquement ce manque dans le secteur offensif, et répond donc à une certaine logique.

Des actifs à écouler

Le troisième, et non des moindres, est que le Barça va pouvoir (devoir) rapidement s’activer pour vendre les éléments de valeurs dont il dispose dans son effectif. On pense surtout à Philippe Coutinho, plus gros salaire du club depuis les départs de Lionel Messi et Antoine Griezmann (15,6 millions d’euros par année jusqu’en 2023, selon Sportune). Mais aussi à Samuel Umtiti (3,9M€/an, jusqu’en 2023), Neto (3,24M €/an, jusqu’en 2023), Frenkie de Jong (10,38 M€/an, jusqu’en 2026) et Sergino Dest (3,9M €/an, jusqu’en 2025), régulièrement cités par la presse catalane comme les partants les plus probables. Et dont la valeur en transferts estimés par Transfermarkt grimpe, à eux cinq, à 150 millions d’euros.

Le Barça dispose de nombreux actifs monnayables, à lui de les écouler. Le prêt de Luuk de Jong devrait lui être cassé dans les prochains jours, permettant d’autres économies dans la trésorerie. Si la signature de Ferran Torres a tout du bon coup pour le Barça, sur le plan sportif, celle-ci est donc en capacité d’être au moins compensée par des rentrées d’argent liquide, pour entrer dans les clous de la Liga. Qui, sous l’impulsion de l’inflexible Javier Tebas, a drastiquement durci ses règles, et oblige désormais les clubs à dépenser au maximum 25% des économies réalisées.

Romain Daveau Journaliste RMC Sport



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Pied droit en or, pas de grigri, pas de chichi, un crochet une frappe et nous fermons le jeu, catenaccio :)