Juninho a officiellement quitté l’OL à la fin de l’année 2021. Après le départ du directeur sportif brésilien, le club rhodanien expérimente une nouvelle organisation autour de Bruno Cheyrou.

L’année 2022 commence à peine et Lyon doit apprendre à vivre sans Juninho. Pas forcément à l’aise dans son costume, le directeur sportif a officiellement quitté ses fonctions le 31 décembre. En coulisses, le club rhodanien s’active désormais pour vivre sans le Brésilien, retrouver les sommets de la Ligue 1, et ainsi exaucer les vœux du président Aulas.

« Je voulais vous dire que nous avons tout en main pour réussir une deuxième partie de saison sportive qui soit à la hauteur de nos ambitions », a ainsi lancé Jean-Michel Aulas dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux et adressée aux supporters lyonnais.

Bruno Cheyrou, le nouvel homme fort

Plusieurs hommes vont être chargés de prendre la suite de Juninho et d’assurer la qualification européenne de l’OL en fin de saison. L’équipe première reste sous la direction de Peter Bosz (au moins) jusqu’à la fin du mois de février et un nouveau point. Au-dessus de l’entraîneur néerlandais se trouve désormais Bruno Cheyrou. Nommé fin décembre comme conseiller technique et directeur du recrutement du club rhodanien, l’ancien milieu prend du galon à Lyon.

Arrivé en juillet 2020 pour s’occuper du recrutement après le départ de Florian Maurice à Rennes, Bruno Cheyrou a travaillé pendant un an auprès de Juninho. Mais les relations se sont ensuite rafraîchies entre le Brésilien et lui. « Je n’avais pas disparu, j’étais juste sorti de la cellule de recrutement des masculins, entièrement dévolue à Juninho », a expliqué le nouvel homme fort des Gones dans un entretien au journal Le Progrès le 24 décembre dernier. Mais avec le départ de l’ancien milieu auriverde, Bruno Cheyrou sort renforcé de cette révolution de palais à Lyon.

Quatre recruteurs avec des compétences clés

Sans remplacer poste pour poste Juninho, dont les prérogatives en tant que directeur sportif touchaient un secteur plus large, Bruno Cheyrou est devenu le maître du mercato dans le Rhône. Aussi bien pour les féminines que pour les sections masculines. Il travaillera avec une équipe réduite à quatre recruteurs, un analyste vidéo et un responsable des datas pour centraliser les matchs et archiver les données sur la durée.

Pour ce qui est des quatre scouts sectorisés au niveau géographique et en fonction des divisions, trois noms sont déjà connus. Parmi eux, on retrouve l’ex-joueur de Monaco et Saint-Etienne, Michel Rouquette (71 ans), ou encore l’ancien serial buteur Alain Cavéglia qui maîtrise notamment la Ligue 2 et le National. Alexandre Jeannin, avec qui Bruno Cheyrou a collaboré chez les féminines du PSG, fait aussi partie de la cellule. Un dernier homme devrait arriver assez vite pour compléter ce carré magique et le nom de Grégory Lorenzi, l’actuel directeur sportif de Brest, fait partie des profils ciblés.

Cheyrou défend « une structure plus petite mais bien organisée »

Avec six personnes travaillant directement avec lui pour améliorer l’effectif de l’OL, Bruno Cheyrou mettra vite en application ses principes. L’ancien international tricolore (3 sélections) espère rapidement pouvoir échanger avec Peter Bosz autour de potentiels renforts. Des recrues dénichées après un travail minutieux sur des territoires clairement identifiés. Plutôt que de multiplier les pistes partout dans le monde, le dirigeant de 43 ans prône plus d’efficience sur l’analyse des joueurs ciblés.

« Le modèle d’une cellule de recrutement à l’anglaise avec une cinquantaine de scouts n’est pas ce que l’on veut, expliquait ainsi l’intéressé auprès du Progrès. Aucun club français n’a ce type d’organisation. Je ne suis pas DRH et je n’ai pas envie d’avoir cinquante types à superviser parce qu’ils vont voir des matches un peu partout. Mais avec une structure plus petite mais bien organisée, avec des territoires d’expertise et des priorisations de territoires où l’on peut cibler des joueurs potentiellement intéressants pour l’OL, en étant une petite structure, ce n’est pas grave. »

Juninho s’en est allé par la petite porte, Bruno Cheyrou lui a succédé dans un relatif anonymat (sans même un communiqué de l’OL). Cela lui donnera peut-être un certain confort pour travailler dès le mercato hivernal. Mais le temps presse déjà puisque l’OL affrontera le PSG ce dimanche en clôture de la 20e journée de Ligue 1. L’occasion de voir si le départ de « Juni » est déjà digéré ou si le processus gone va avoir besoin de plus de temps.

Jean-Guy Lebreton avec Edward Jay



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