Depuis près d’une semaine (mardi dernier, pour être précis), Lionel Messi met le feu au football mondial. En effet, La Pulga a envoyé une lettre recommandée aux dirigeants du FC Barcelone afin d’expliquer officiellement qu’il a envie de quitter l’écurie qui l’avait accueilli lors de l’année 2000. Depuis, tout le monde évoque une arrivée à Manchester City et des détails du contrat proposé ont déjà filtré.

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On parle évidemment d’un des transferts les plus retentissants de tous les temps. C’est une affaire de gros sous, évidemment, mais c’est surtout une bataille juridique qui va s’entamer. En effet, dans son contrat, Messi a une clause lui permettant de résilier de manière unilatérale son contrat. Celle-ci se débloque à la fin de la saison et est valable jusqu’au 10 juin. Mais, pandémie oblige, la saison ne s’est pas arrêtée dans les temps.

La clause de 700 M€ existe-t-elle ?

L’Argentin entend faire jouer cette clause et se croit dans son bon droit puisque la saison s’est terminée avec la fin de la Ligue des Champions, le 23 août dernier. Le Barça réfute évidemment cela et explique qu’il faudra faire sauter sa clause de départ, soit dépenser 700 millions d’euros, pour récupérer le sextuple Ballon d’Or. Ce dimanche, les Blaugranas ont reçu le soutien de LaLiga dans ce dossier.

L’instance a avancé qu’elle ne délivrerait pas de certificat de départ, si le joueur partait libre. Mais, une nouvelle fois, un nouveau rebondissement est arrivé. Selon différentes sources, la clause de résiliation de 700 M€ n’est pas valable pour la saison 2020-2021 puisque cette dernière est optionnelle dans le contrat signé en 2017 entre l’international albiceleste et son club de toujours.

La FIFA entre en piste

Par conséquent, si le joueur veut partir libre, il faudra se tourner vers la fédération internationale de football (FIFA). En effet, selon le règlement de la FIFA, le Certificat International de Transfert (CIT) doit être fourni par l’association du club qui détient le joueur (ici LaLiga et le Barça) au club qui va l’accueillir, sans quoi, le transfert ne peut être homologué. Mais il existe certaines parades.

Dans le règlement de l’instance, il est écrit : « l’ancienne association ne délivrera pas de CIT si l’ancien club et le joueur professionnel sont opposés par un litige contractuel sur la base des circonstances stipulées à l’art. 8.2, al. 4b de la présente annexe. Dans ce cas, sur demande de la nouvelle association, la FIFA peut prendre des mesures provisoires en cas de circonstances exceptionnelles. Si l’organe compétent autorise l’enregistrement provisoire (cf. art. 23, al. 3), la nouvelle association saisira dans TMS les informations appropriées relatives à l’enregistrement du joueur (cf. art. 5.2, al. 6 de la présente annexe). Par ailleurs, le joueur professionnel, l’ancien club et/ou le nouveau club pourront engager une action devant la FIFA, conformément à l’art. 22. La FIFA statuera alors sur l’établissement du CIT et sur d’éventuelles sanctions sportives dans un délai de soixante jours ».

Ce serait alors ce fameux article 8.2 alinéa 4.b de l’annexe 3 du règlement de la FIFA qui interviendrait. L’ancienne association pourra « rejeter la demande de CIT et indiquer dans TMS la raison du refus, qui peut être soit le fait que le contrat entre l’ancien club et le joueur professionnel n’a pas expiré, soit qu’il n’y a pas eu d’accord mutuel concernant une résiliation prématurée du contrat ». C’est ce qui semble être le cas ici. La FIFA devrait donc avoir beaucoup de travail cet été et devrait créer un joli précédent.



Source de l’article, Constant Wicherek 2020-08-31 12:35:31

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