À l’extérieur de la Commanderie, les débris, pierres, pétards et restes de fumigènes ont été ramassés en quantité par le personnel de nettoyage et de jardinerie. Un peu plus tôt, les tags ou messages anti-direction avaient été recouverts de coups de rouleaux de peinture. Reste désormais l’image impressionnante de cyprès brûlés et de vitres cassées devant le poste de sécurité. A cet endroit, où tout avait commencé samedi avec des jets de centaines de fumigènes, la grille de la Commanderie s’est ouverte aux joueurs de l’OM sur les coups de 9h30 ce dimanche, pour l’arrivée des premiers Olympiens, mines marquées.

“Les joueurs sont affectés, on ne peut pas le nier”

Dans l’intimité du vestiaire, pourtant, un mot d’ordre: se remettre de ses émotions, pour basculer sur le sportif et la préparation du prochain match à Lens, ce mercredi. Dans le huis clos du centre RLD, André Villas-Boas et son staff ont réuni les joueurs avant l’entraînement pour faire le point, échanger sur ce contexte tendu, relâcher la pression et essayer de trouver les ressources pour se concentrer sur la séance à venir. “Les joueurs sont affectés, on ne peut pas le nier”, reconnaît un proche de joueur. Des joueurs inquiets de savoir si ces incidents pourraient être amenés à se reproduire, et qui pour certains regrettent que les forces de sécurité n’aient pas pu empêcher l’intrusion de ces supporters ultras, samedi.

La prochaine conférence de presse repoussée à mardi

Sur la pelouse d’entraînement, le ballon a repris ses droits, même si tout le monde, au sein de l’OM, s’accorde à dire que les nerfs sont à vif et mis à rude épreuve, ce qui influe sur l’ambiance au sein du groupe. Après le déjeuner, que Villas-Boas veut désormais rendre obligatoire, l’heure de quitter le centre RLD et un défilé de voitures de joueurs… sous les yeux de quelques supporters pacifiques, de riverains et de journalistes. Alvaro Gonzalez, regard noir, avait quitté le premier le centre RLD, au moins trente minutes avant les autres.

De son côté, Dimitri Payet aura eu l’intelligence de ne pas répondre à un jeune homme insultant et trop virulent à son égard, au moment où le Réunionnais quittait la Commanderie. Une sortie facilitée par la présence de deux vigiles, qui n’ont pas eu à intervenir. Un retour à la normale très relatif, donc. Entre les mauvais résultats sportifs et cette atmosphère pesante, la mission de relever l’OM s’annonce chaque jour plus compliquée pour AVB. A noter que la prochaine conférence de presse a été décalée d’une journée, étant désormais programmée mardi.



Source de l’article, 2021-01-31 05:46:18