Jeudi, après son conseil d’administration, la Ligue de football professionnel (LFP) a sifflé la fin de la récréation en arrêtant définitivement les championnats de Ligue 1 et de Ligue 2. Maintenant va s’ouvrir la période des recours juridiques (OL, Toulouse, Amiens ?). Mais en attendant, la semaine qui vient de se passer et surtout la période que nous vivons depuis près de deux mois a marqué le football français.

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Tout commence avec la création d’un comité de crise un peu secret, où Didier Quillot est bien présent, mais pas sa présidente, Nathalie Boy de la Tour. Ce petit groupe était composé des puissants de Ligue 1 et d’un représentant des clubs de moindre envergure qui fera finalement faux bond. Ce cabinet fantôme n’aura finalement que peu d’influence, mais ce serait bien à une sorte de tentative de putsch à laquelle nous assistions selon des indiscrétions récoltées par le Journal du Dimanche.

Le jeu de Jean-Michel Aulas

Quasiment dans la foulée, les diffuseurs refusent de payer. Les relations entre Canal + et la LFP depuis le dernier appel d’offres sont exécrables toujours selon l’hebdomadaire. Par conséquent, aucun représentant de la Ligue dans les discussions, mais un groupe de dirigeants dont Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG et du BeIN Media Group. L’absence de membres de l’instance serait due au fait que Vivendi (qui détient la chaîne cryptée) refuse de discuter avec eux.

Ensuite, les clubs creusent l’idée de faire des emprunts de secours. Loïc Féry (Lorient) et Gérard Lopez (Lille) travaillent sur le dossier avant d’être rattrapés par le col par Noeël Le Graët, le président de la Fédération française. Ce dernier, en annonçant la fin des championnats avant le CA de la Ligue a repris le rôle de boss du foot hexagonal alors qu’il n’est pas de sa responsabilité d’évoquer la fin des championnats professionnels, ceci étant l’apanage de la Ligue. Enfin, mardi dernier, lors d’un CA de la LFP où Jean-Michel Aulas était invité, les insultes n’ont pas été loin de fuser entre le boss rhodanien et Jacques-Henri Eyraud, le patron de l’OM. Une scène surréaliste qui découle de l’énervement de JHE vis-à-vis des trop nombreuses prises de paroles de JMA, qui a proposé tout un tas de solutions pour finir le championnat, dont la majorité pouvait empêcher l’OM de retrouver la C1. Jean-Michel Aulas a navigué dans les instances, faisant dire à certain, toujours selon le JDD qu’il existait trois syndicats : Premier Ligue, l’UCPF et JMA. En espérant quand même que les choses se calment peu à peu…

Source de l’article, Constant Wicherek 2020-05-03 17:00:30

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