Le constat est implacable: en Ligue des champions, l’OM n’y arrive pas. Alors que le spectre du zéro pointé lors de la campagne 2012-2013 hante toujours les ruelles du Vieux-Port – six défaites en six matchs, dans un groupe composé d’Arsenal, du Borussia Dortmund et de Naples, une première pour un club français –, une nouvelle ombre plane au-dessus de la Canebière. Celle d’un triste record, celui du nombre de défaites consécutives en C1, un fait d’histoire toujours dans les mains des Belges d’Anderlecht (12).

En se faisant balader sur sa pelouse par Manchester City (0-3), l’une des fortes têtes de cette édition, il convient de le dire, les Marseillais ont accroché à leur piteux tableau européen un onzième revers de rang dans la compétition, mardi soir. Leur dernier rayon de soleil remonte désormais à février 2012 (1-0 en 8e de finale aller contre l’Inter Milan). Une éternité, alors que le déplacement à Porto mardi prochain (21 heures, en direct sur RMC Sport 1) revêt déjà un intérêt capital.

Grâce à l’OL, l’OM avait pourtant la solution

Huit ans plus tard, le constat est donc terrible pour cet OM-là, deuxième de Ligue 1 la saison passée mais qui peine à exister sur la scène continentale, qu’il n’avait plus foulée depuis 2013-2014. Si cette déconvenue contre les Cityzens de Kevin De Bruyne n’a rien d’une honte d’un point de vue sportif, tant il est convenu qu’il existe plusieurs classes d’écart entre les deux formations, c’est plutôt du côté de l’aspect mental que les Olympiens se montrent trop souvent défaillants. “Le coach nous avait demandé de rester soudés, de faire les efforts, de s’arracher les uns pour les autres, soupirait le milieu marseillais Mickaël Cuisance à l’issue du match. Je pense qu’on doit faire plus, plus être ensemble. Il faut une meilleure cohésion de groupe, c’est ce qui nous a manqué.”

Face à une telle armada mancunienne, composée à coups de millions depuis douze ans, les joueurs d’André Villas-Boas n’ont jamais semblé jouer le match de leur vie. C’est pourtant cet état d’esprit qu’il est obligatoire d’afficher quand on affronte un adversaire de ce calibre, à l’image de ce qu’avaient proposé les Lyonnais dans l’engagement en quarts de finale de la C1 passée (3-1). Contre l’Olympiacos aussi, les partenaires de Florian Thauvin ont paru souvent apathiques, et trop peu dangereux face à un adversaire pourtant largement à leur portée.

“C’est un autre niveau, il faut être honnête”

Mais voilà, en Grèce, huit des onze olympiens disposés au coup d’envoi entendaient pour la première fois la musique du grand monde – seuls Steve Mandanda, Dimitri Payet et Florian Thauvin avaient déjà joué en C1, il y a sept ans déjà. “Quand on parle de l’Olympiacos, on dit que ça ne fait pas partie des cinq grands championnats. Mais eux, ça fait 25 ans qu’ils jouent la Ligue des champions”, résumait parfaitement samedi dernier l’entraîneur de Lille, Christophe Galtier. Face à City, le meilleur olympien sur la pelouse, Boubacar Kamara, disputait lui à 20 ans son tout premier match de Ligue des champions.

Alors oui, on pourra bien reparler du choix tactique opéré par Villas-Boas au moment de se frotter au 4-3-3 aligné par Pep Guardiola. Le 5-3-2 disposé par AVB répondait à une problématique immédiate, avec un dispositif imaginé pour bien défendre et procéder en contres. “Les équipes jouent à cinq contre City, parce que City maîtrise le jeu et la largeur. Et à cinq tu maîtrises mieux la largeur”, se défendait le technicien portugais. On lui donnera plutôt raison sur ce point-là, même si, finalement, son équipe n’aura fait que subir le jeu, tout comme elle avait largement subi déjà en seconde période face à l’Olympiacos. Mais un club comme l’Olympique de Marseille se doit de proposer autre chose sur la scène européenne, notamment offensivement. Et quand l’on sait que l’OM cherche toujours un successeur à Souleymane Diawara, dernier buteur phocéen en Ligue des champions en décembre 2013 (défaite 2-1 face à Dortmund)…

“C’est un autre niveau, il faut être honnête”, schématisait Thauvin, presque impuissant après s’être frotté à City. Gageons qu’il ne tire pas le même constat mardi prochain à l’issue du duel contre Porto (21h, sur RMC Sport 1), dans un stade du Dragão qui pourrait bien faire basculer l’OM du mauvais côté de l’histoire européenne.



Source de l’article, 2020-10-28 10:37:45

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