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Benoît Costil

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On ne pensait pas les Girondins en capacité de tomber encore plus bas. Oh bien sûr, ils pourraient être en position de relégable, eux qui occupent la 16e place avec 36 points (plus faible total de leur histoire après 34 journées depuis 1960), 5 unités devant la zone rouge mais qu’ils se méfient, la DNCG les surveille de près, encore plus depuis l’annonce de King Street de ne plus assumer financièrement le club. Le spectre d’une terrible rétrogradation administrative rôde sur les bords de la Garonne. Chahuté toute la semaine, Bordeaux pensait échapper un peu au tumulte du quotidien en s’offrant un peu d’air frais le temps d’un stage en Bretagne. Objectif avant Lorient, discuter, se ressourcer, échanger des ondes positives.

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Non, la triste réalité sportive a vite rattrapé les hommes de Jean-Louis Gasset. Complètement dépassés à Lorient, les Girondins ont vécu un calvaire. Une première période terrible, trois buts encaissés, puis une dispute entre Basic et Adli pour savoir qui allait tirer un coup-franc, un coup de sang de Ghislain Printant sur le banc, finalement expulsé, pour aboutir à une lourde défaite 4-1. «On est venu 4 jours pour s’aérer, rassurer les gens. On fait une première mi-temps catastrophique : technique, concentration, défensivement, c’est dur. C’est dur de gagner un match en Ligue 1 quand vous faites de telles fautes techniques. Il va falloir compter sur les gens les moins inquiets maintenant», constatait Gasset après la rencontre.

Costil à propos du départ de King Street : «je m’attendais à beaucoup de choses sauf à ça»

Fataliste, l’entraîneur bordelais semblait à court de solutions et un brin résigné après les événements des derniers jours. «On cherche les solutions mais on a tenté pas mal de choses : le stage, la réunion, etc… J’avais demandé d’être positif dans les discussions mais quand il vous arrive ce qui s’est passé, c’est impossible. (…) On est dans une pente très savonneuse mais on va trouver. (…) Moi c’est pas grave, je suis en fin de carrière et je suis venu pour aider un club qui m’est cher. C’est eux (les joueurs) et il va falloir trouver les mots pour eux.» Surtout que cette équipe bat des records de médiocrité. Bordeaux n’avait encore jamais encaissé au moins 3 buts en 5 rencontres consécutives de Ligue 1.

Il est temps que cette saison se termine. Cette 12e défaite sur les 14 dernières rencontres de championnat plombe une ambiance déjà morne dans un vestiaire qui ne trouve pas les ressources pour s’en sortir. « Après le match, c’était le silence dans le vestiaire. On s’est tué sur la totalité de la première mi-temps, rapportait Benoît Costil, qui a profité de la conférence de presse pour glisser un tacle au déserteur King Street. *C’est difficile de mesurer l’impact de l’annonce. On l’a appris en arrivant à Lorient. Je m’attendais à beaucoup de choses sauf à ça. Vous vous dites qu’ils en ont plein le c* et qu’ils se cassent. Vous imaginez bien qu’on ne saute pas au plafond. » Et pendant ce temps, le très contesté Frédéric Longuépée, qui devait intervenir sur Canal +, préfère s’enfermer dans son silence.

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Après avoir écrasé le Dijon FCO avant la trêve internationale, les Girondins de Bordeaux ont lourdement chuté samedi soir contre l’Olympique de Marseille (1-3). Une grosse déception pour le club au scapulaire et notamment le capitaine Benoît Costil. Au micro de Canal +, le gardien français n’a pas mâché ses mots : «le mal a été fait, on a réagi trop tard et c’est le problème. On le savait mais bon… On n’a pas retenu les leçons. Il y a eu beaucoup trop de déchets techniques avec le ballon, ce n’était pas ça.»

«Il y a eu des choses bien depuis le début défensivement, on a bien défendu. Après, on n’allait pas faire des cleen-sheets à chaque match. On savait pertinemment qu’on allait pouvoir en prendre 3, 4, 5. On le savait, maintenant il faut se remettre au travail et relever la tête dans notre championnat à nous. (…) Je ne suis pas dur ou sévère. Il faut être meilleur avec le ballon, dans l’utilisation, qu’on fasse preuve de plus de maturité. Ce n’est pas dramatique mais on n’est jamais content de perdre. Il y a cette déception, on a le sentiment de ne pas avoir fait ce qu’il fallait en deuxième mi-temps. On va écouter les consignes du coach et se remettre au travail», a conclu Costil.

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