Deux ans et demi après son arrivée sur le banc troyen, Laurent Batlles n’est plus l’entraîneur de l’ESTAC. Le club l’a annoncé ce jeudi. Si le départ du coach de 46 ans peut surprendre, plusieurs raisons peuvent permettre de l’expliquer.

L’ESTAC a officialisé ce jeudi 30 décembre le terme de la collaboration entre le club aubois et l’entraineur de 46 ans « d’un commun accord et en bonne intelligence », selon le communiqué du club. Au regard du profil de l’entraineur et du fonctionnement de Troyes, on ne doute pas que cette séparation se soit faite proprement. Pour autant, cette rupture va chercher ses origines dans la personnalité des deux entités.

Des éléments prêtés par City peu en phase avec le projet du club

L’ESTAC fait partie de la galaxie City Group (Manchester City), ce qui rend son fonctionnement très à part dans le paysage du football français. Si des synergies ont pu être trouvées en termes de développement, de marketing ou de communication, le plan sportif est plus sensible et repose sur un équilibre à réinventer perpétuellement.

Dans ce registre justement, Laurent Batlles a parfois dû composer avec des éléments peu enclins au maintien de cet équilibre. Ainsi, l’effectif troyen s’est vu alourdir l’été dernier de plusieurs éléments arrivés d’Angleterre, peu motivés par le projet du club. Patrick Roberts, Philippe Sandler, Erik Palmer-Brown… sont autant de profils de joueurs arrivant d’un des plus grands clubs de la planète (en prêt de Manchester City) avec un salaire en adéquation avec ce club et qui n’ont jamais pu – ni même voulu pour certains – s’intégrer au collectif.

Des frictions latentes entre Batlles et sa direction

Dès l’été dernier, le ton était parfois monté entre Laurent Batlles et l’ESTAC autour de ces cas. Troyes et Batlles venaient alors d’obtenir brillamment leur accession en Ligue 1 avec un effectif resserré mais soudé. Tout en renforçant l’effectif par petites touches, Batlles entendait alors s’appuyer sur ce noyau de joueurs pour obtenir le maintien cette saison. L’ajout de nombreux éléments venus de la galaxie City avait alors perturbé cet équilibre et agacé Laurent Batlles. A cette époque, Toulouse faisait du pied au jeune coach troyen mais celui-ci avait, malgré ces désaccords, choisi de rester dans l’Aube.

Reste que ce fonctionnement, parfois perçu comme une ingérence dans le vestiaire de son équipe, avait continué à irriter cycliquement Laurent Batlles. 15e du classement et pourtant dans les clous de l’objectif maintien, l’ESTAC a donc décidé de se séparer de son entraîneur. Une décision difficile à comprendre pour les supporters comme Mam: « C’est une honte de virer le coach, on ne retrouvera pas une personne comme lui! ».

En attendant de trouver un successeur à Batlles, la reprise de l’entraînement programmée dimanche 2 janvier se fera sur les ordres d’Erick Mombaerts, directeur technique de Troyes et titulaire du DEPF.

T. Maymon et L. Tanzi avec AFP



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Pied droit en or, pas de grigri, pas de chichi, un crochet une frappe et nous fermons le jeu, catenaccio :)